Chapitre 5 ; Un admirateur secret.

Chapitre 5 ; Un admirateur secret.

Le lendemain matin, Amarylle se réveilla fraîche et dispose, avec l'impression de ne jamais avoir si bien dormi. Elle n'avait donc gardé aucun souvenir de son cauchemar de la veille, ni de cette mystérieuse ombre.
Après une douche revigorante, elle descendit en compagnie d'Hermione dans la Grande Salle, où Harry et Ron les attendaient déjà.
- Salut les filles ! Dirent ils d'un même mouvement. Cela fait bien 5 minutes qu'on vous attend ! grogna Ron en lançant un regard amusé aux intéressées. Il faut se dépêcher, sinon il n'y aura plus rien à manger ! ajouta t'il.
- Ron, il est 7h30 ! On ne commence les cours que dans une demi-heure ! Et ne t'inquiète pas, il y aura toujours assez de nourriture sur la table pour que tu puisses te rassasier. Mais tu as raison, dépêchons nous quand même, il faut que j'aille faire un tour à la bibliothèque avant d'aller en cours. Ils avalèrent rapidement leur petit déjeuner et allèrent à la bibliothèque. Hermione leur donna des thèmes précis à chercher, mais, comme Harry, Ron et Amarylle ne connaissaient pas ou presque l'endroit, ils eurent un peu de mal à trouver le rayon concerné. Lorsqu'ils l'eurent découvert, ils cherchèrent les ouvrages qu'Hermione leur avait demandés, mais n'en trouvèrent aucun. Harry, Ron, et Amarylle se séparèrent donc pour la retrouver entre les étagères. Alors qu'Amarylle était arrivée au bout de l'allée traitant des mages les plus puissants, un petit avion rose semblable à ceux qui circulent au ministère de la magie lui vola devant le nez, et s'arrêta, dans l'intention manifeste d'être pris. Lorsqu'elle le prit en main et entreprit de le déplier, elle s'aperçut qu'il y avait de petits c½urs dessinés sur les ailes. Prise de curiosité, elle l'ouvrit entièrement, et découvrit, rédigée à l'encre rouge, cette lettre :

"Très chère Amarylle ;

Dès notre première rencontre, tu m'as ébloui.
Je t'aime, et aimerais te rencontrer ce soir, à 20 heures, dans le parc, près du lac.

Un admirateur secret..."


Qui donc pouvait bien lui avoir envoyé ceci ? se demanda t'elle en rougissant. Elle mit la lettre dans sa poche, puis reprit son chemin entre les allées. Elle trouva enfin Hermione dans le rayon le plus sombre de la bibliothèque, assise par terre, une dizaine d'ouvrages éparpillés autour d'elle, et plongée dans un grimoire qui semblait très vieux. Harry et Ron les rejoignirent au moment ou Amarylle allait sortir Hermione de son bouquin. Ron s'en chargea à sa place ;
- Hé oh ! ! !, il est l'heure d'aller en cours Hermignonne ! dit il en lui mettant la main sur l'épaule. Elle leva la tête, le regarda, puis se mit debout en souplesse, remettant les livres à leur place d'un coup de baguette magique.
- Je n'ai rien trouvé ! Dit elle. Et vous, où sont les livres que je vous avais demandés ? demanda t'elle, se tournant vers Harry, Ron, et Amarylle.
- On en a pas trouvé un seul ! Dit cette dernière. Où les as tu vus ?
- Là où je vous ai demandé de les chercher ! Répondit Hermione avec un demi sourire. Si vous ne les avez pas trouvés, ça ne peut vouloir dire qu'une chose...
- Les archives interdites ! s'exclamèrent Harry et Ron dans un bel ensemble.
- Je vous propose d'y aller demain soir, après le cours d'astronomie. Qu'en dites vous ? reprit Hermione, les joues roses d' excitation.
- OK ! répondirent les trois autres.
- C'est parti pour de nouvelles aventures ! S'exclama Ron.
Et ils partirent, en cours de runes pour Hermione, et divination pour Harry, Ron, et Amarylle. Cette dernière aurait bien voulu étudier les runes, mais il était maintenant trop tard ; même avec toute la bonne volonté du monde, elle ne pouvait rattraper 4 ans de cours manqués ! C'est donc à trois que nos amis prirent le chemin de la salle de Firenze, le centaure.
- Tu verras, il est génial ! Lui dit Harry.
- Ouais ! Et très chevalin ! reprit Ron.
- Qu'est-ce que tu entends par là, Ron ? demanda Amarylle avec un petit sourire.
- Disons que Firenze n'est pas un professeur comme les autres, il serait plutôt du genre... euh... centaure, tu vois ? !
- Un centaure ! Et moi qui croyais que cela n'existait pas !
- Eh bien tu vas en rencontrer un, et pas plus tard que tout de suite ! Ils entrèrent dans la clairière auréolée d'une nuit infinie qui servait de salle de classe à Firenze. Là, ils s'assirent contre un arbre, attendant que le professeur fasse son entrée. Il ne fut pas long ; en effet, les derniers élèves étaient à peine entrés que le centaure arrivait. Comme les autres professeurs avant lui, il salua sa classe et souhaita une bonne année scolaire à tous. Il fit faire à ses élèves des feux à partir de fenouil, et leur demanda d'interpréter les formes que prenait la fumée à partir de leurs livres. Lorsque tous les élèves eurent devant eux un feu, le professeur se dirigea vers sa nouvelle élève, et la regarda procéder de loin.
- Elle a l'air de bien se débrouiller, dit-il. Il s'approcha d'elle et lui demanda : Bonjour, êtes vous novelle ?
- Oui, répondit Amarylle
- Eh bien soyez la bienvenue dans mon groupe, jeune fille.
- Merci monsieur !
- Voyons ; que vous dit la fumée ? dites moi ce que vous voyez.
- Eh bien, cette forme, là, représente la forêt. Celle ci représente un danger, mais je ne parviens pas à préciser lequel.
- Continuez je vous prie ? Amarylle plongea son regard au c½ur du feu.
- Ici, il s'agit d'un groupe. Le danger vient de l'intérieur. Mais... une autre forme se dessine, celle d'un guerrier, qui protégera le groupe et vaincra la menace. C'est tout.
- Et c'est déjà beaucoup ! Les étoiles m'ont averti d'un danger. Prenez garde, Mademoiselle, ce danger qui menace est d'une puissance et d'une férocité que vous ne pourriez même pas imaginer. Seul un être capable de se sacrifier pour ses amis en viendra à bout. L'échange s'était déroulé à voix basse, si bien que les autres élève n'avaient pas entendu l'interprétation d'Amarylle et la mise en garde du professeur. Celui-ci, d'ailleurs, s'en alla comme il était venu, sans bruit, si bien que lorsqu'Amarylle releva la tête, elle le vit parler avec Harry. Le cours fini, après avoir dit au revoir au professeur, le trio partit rejoindre Hermione, qui les attendait déjà pour le prochain cours. Le reste de la journée se passa sans incident, mais Amarylle était tout de même inquiète de ce qu'elle avait vu, et de la mise en garde de Firenze. Elle choisit de ne pas en parler tout de suite avec ses amis, et d'aller dîner.
A 19h45 précises, elle prit congé de ses amis, prétextant un mal de tête qui commençait pourtant à poindre. Elle les abandonna donc dans la Grande Salle et sortit.
Amarylle marcha lentement vers le lieu du rendez-vous. Arrivée près du lac, elle vit un jeune homme, un Gryffondor d'après sa tenue. Il se leva, et, dans la lumière de la Lune, elle se rendit compte avec stupeur que son admirateur secret était...



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# Posté le vendredi 04 avril 2008 12:46

Modifié le mardi 15 juillet 2008 10:51

Chapitre 6 ; le rendez vous.

Chapitre 6 ; le rendez vous.

[...] elle se rendit compte que don admirateur secret était... Neville Londubat ! ! !
- Ne... Neville? ? ? ? ?
- Euh... Oui. Répondit il en la regardant droit dans les yeux. Elle rougit.
- C'est toi qui m'a envoyé cette lettre ?
- Euh, non, c'est Pott... je veux dire Harry. Bien sûr que c'est moi ! Sinon, je ne serais pas là ! Amarylle se mit sur ses gardes. Neville avait un comportement étrange. En temps normal, il aurait dû rougir et bafouiller. En temps normal, il n'aurait pas été ironique. La jeune fille s'en fit la réflexion, et Neville commença à se rapprocher, un peu trop près au goût d'Amarylle. Elle recula. Manque de bol -euh, je veux dire,- Malheureusement, elle se retrouva bientôt collée à l'arbre, le jeune homme à 10 centimètres d'elle, tellement près qu'elle pouvait sentir le souffle du jeune homme sur son front.
- Neville, éloigne toi de moi tout de suite ! Dit-elle, un peu paniquée. Mais il ne l'écoutait pas. Il se rapprochait toujours plus, jusqu'à être collé à la jeune fille. Neville commença à s'affiner. Sa cravate rouge et or vira au vert et argent. Ses cheveux s'allongèrent, et devinrent de plus en plus clairs. Son regard, lui aussi, s'éclaircit.
- Malfoy ! Cracha t'elle, rageuse et méprisante. Elle tenta d'attraper sa baguette magique dans sa poche, mais sa main fut stoppée par celle de Malfoy, qui la retenait par le poignet. Elle tenta de se libérer, mais il la serra encore plus fort, la plaquant contre lui.
- Je t'avais bien dit que je t'aurais. Lui murmura t'il à l'oreille. Et, alors que la Lune apparaissait entre les nuages, il l'embrassa. Elle se débattit, mais il était bien trop fort pour elle. Elle lutta, mais finit par abandonner. (bécot de niveau 6 dirais-je =) Lorsqu'il desserra un peu son étreinte, Amarylle s'écria :
- Tu n'es qu'une ordure Malfoy ! ! ! Et, de toute ses forces, elle le projeta en avant, et, sous l'effet de surprise, il tomba. Elle courut alors, sans se retourner. Ses cheveux se dénouant sous l'effet de la vitesse, sa pince tomba à terre, mais elle ne le remarqua même pas. Malheureusement, elle n'eut pas fait 10 mètres que Malfoy avait déjà sorti sa baguette, et murmurait un sortilège d'attraction, qui la fit revenir en arrière. Le jeune homme ramassa la pince, tombée lors de la fuite.
- Alors, tu es si pressée de me quitter ? demanda t'il avec un sourire maléfique. Tu ne veux pas savoir pourquoi je t'ai fait venir ?
- Oui, et non. Répondit elle d'un air farouche. Mais ses yeux, maintenant presque verts, trahissaient sa peur.
- C'est bien dommage, reprit il, parce que j'ai beauucoup de choses à te dire. Allons nous asseoir ! proposa t'il, presque gentiment.
- Nan mais tu te fous de moi Malfoy ? hurla t'elle, presque hystérique. Tu m'embrasses de force, tu me rattrapes à l'aide d'un sortilège, et tu voudrais que l'on s'assoie côte à côte, devisant comme de bons amis ? Faut pas me prendre pour une quetsche ! Alors maintenant, tu me rends ça, (elle lui arracha sa pince des mains) et tu me laisses partir, sinon j'appelle Mac Gonnagall.
- Il faudrait pour cela que tu puisses le faire ! Comment feras tu si je fais ceci ? Et elle se retrouva une seconde fois dans ses bras, essayant de lui donner des coups de pied dans les tibias et des coups de poings sur le torse. Il ne la lâcha que lorsqu'elle cessa de se débattre, fatiguée, éreintée, et avec les larmes aux yeux (encore niveau 6, sinon, c'est pas marrant ;-) HE HE ou HU HU
- Alors maintenant, tu fais quoi ? lui demanda t'il avec un sourire sadique. Elle se tut. Encore choquée, se retenant à grand-peine de pleurer, elle ne l'écoutait même plus. Il la guida vers l'arbre, et la fit asseoir. Il s'assit à côté d'elle, la prenant par les épaules.
- Lâche moi ! Lui dit elle faiblement, mais assez fort pour qu'il l'entende.
- Non.
- Mais pourquoi ? Pourquoi tu t'en prends à moi comme ça ? Je n'ai rien fait, rien demandé à personne !
- Alors qu'elle levait ses yeux pleins de larmes et de haine vers lui, elle s'aperçut qu'il la regardait. Il plongea ses yeux dans les siens, et, alors qu'il se penchait de nouveau...


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# Posté le vendredi 04 avril 2008 12:47

Modifié le mardi 15 juillet 2008 10:52

Chapitre 7 ; une haine sans bornes...

Chapitre 7 ; une haine sans bornes…

- Expelliarmus ! Il vola quelques mètres plus loin, assommé. Un grand garçon courut vers elle, et se mit à genoux à côté d'elle.
- Ca va ? C'était Harry. Ses yeux brillaient d'une telle fureur qu'ils semblaient lancer des éclairs.
- Je... je crois que ça va aller. Comment m'as tu trouvée ?
- Je regardais par la fenêtre de mon dortoir et je t'ai entendu crier. Le temps que je prenne ma baguette et que je descende, et je suis arrivé ici. Juste à temps, d'après ce que je vois. Qu'est-ce que tu fais dehors ? Je croyais que tu avais mas à la tête ? !
- Eh bien, oui, j'avais, et ai toujours la migraine. Seulement, j'ai voulu sortir prendre un bol d'air. Et puis... ce matin, quand j'étais toute seule à la bibliothèque, j'ai reçu un avion en papier, me demandant de venir ici, à 20 heures. Lorsque je suis arrivée, Neville était sous cet arbre. Puis il est devenu menaçant, et finalement, il s'est transformé en Malfoy.
- Tu aurais peut-être pu nous le dire, non ? demanda Harry d'une voix douce.
- Mais... je... j'avais un peu peur que vous vous moquiez de moi, et je...
- Est-ce qu'il t'a embrassée ? l'interrompit soudain Harry d'une voix dure.
- Euh...je... elle rougit et baissa les yeux.
- L'ordure ! Il se leva, et, blanc de rage, alla vers Malfoy, toujours inanimé. Aquamentis ! Un jet d'eau raviva Malfoy. Lève toi, lâche !
- Mais qu'est-ce que...Harry attrapa le Serpentard par le col, le soulevant de terre.
- Qu'est-ce que tu lui as fait ? Hurla Harry, sa baguette à 10 cm du visage de Malfoy.
- J... il ne lui laissa pas le temps de répondre.
- Je te préviens, Malfoy, approche la encore, ne serait-ce qu'une fois, et tu n'en sortiras pas indemne... Il avait prononcé cette menace d'une voix basse, mais tellement menaçante que Malfoy devint blême. Maintenant, dégage. Je ne veux plus te voir dans les parages ; compris ? ! Malfoy hocha lentement la tête. Harry le releva, le tirant par le col, et le poussa sans ménagement ; le Serpentard partit en chancelant.
Harry se tourna vers Amarylle, ses yeux verts brillants toujours de rage contenue, mais le visage inquiet. Elle avait suivi l'échange, encore assise sous l'arbre.
- ça va ? Elle hocha la tête, le visage défait.
Il lui tendit la main, l'aidant à se relever. Ils restèrent ainsi face à face quelques secondes, les yeux dans les yeux. Puis il la prit dans ses bras, le visage enfoui dans les longs cheveux de la jeune fille. Elle se sentait en sécurité dans les bras du jeune homme. Ses yeux la piquèrent, puis les larmes se mirent à couler toutes seules. Alors, Harry releva la tête, la regarda dans les yeux, puis sortit discrètement sa baguette. Elle sentit alors une douce torpeur l'envelopper, et ses paupières devinrent lourdes. Elle ne put s'empêcher de fermer les yeux. La dernière image qu'elle vit avant de sombrer fut celle de Harry, la regardant tendrement.

***************

Elle n'eut pas le temps de toucher le sol, il avait déjà passé un bras sous ses genoux, et l'autre sous son cou. La jeune fille dans les bras, il traversa le parc et retourna lentement vers le château, savourant ces instants précieux. Il était 21 heures, et chaque élève était dans sa salle commune. Il put donc retourner dans la tour de Gryffondor en toute discrétion. Lorsqu'il entra dans la salle commune, il eut la surprise de la trouver vide. « Parvati joue bien son rôle » pensa le jeune homme, reconnaissant. Il embrassa la jeune fille toujours dans ses bras sur le front, la posa sur le canapé, et se concentra. Elle se retrouva instantanément en pyjama, les cheveux nattés. Il la regarda longuement, comme pour graver son image dans son esprit. Puis, sans un bruit, le corps d'Amarylle se souleva, et elle se retrouva dans son lit. Harry sourit, se promettant de remercier Hermione de lui avoir appris le sort du sommeil, puis, repensant à Malfoy, son regard se durcit. Il partit dans son dortoir, songeur. Que lui arrivait il ? Il y avait bien longtemps qu'il n'avait pas ressenti de sentiments envers une fille. En fait, depuis qu'il avait rompu avec Ginny ( celle ci s'en était très bien remise, elle sortait à présent avec un Serdaigle, un certain Jessy Smith). Mais il ne connaissait Amarylle que depuis 2 jours...
Il décida de remettre ses réflexions au lendemain et monta se coucher.



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# Posté le samedi 05 avril 2008 09:03

Modifié le lundi 21 juillet 2008 09:13

Chapitre 8 ; La vengeance est un plat qui se mange froid...

Chapitre 8 ; La vengeance est un plat qui se mange froid…

Le sommeil fut long à venir pour Harry, qui ne parvint à s'endormir que vers 3 heures du matin. Il revoyait sans cesse les grands yeux terrifiés d'Amarylle et n'en éprouvait une haine que plus tenace envers Malfoy.
Le lendemain matin, seule Hermione avait cours en première heure, car elle avait pris l'option étude des moldus. Ses trois amis se levèrent tout de même en même temps qu'elle, car Hermione les avait chargés de rechercher des documents à la bibliothèque. Les trois amis allèrent voir Mme Pince, lui donnèrent la liste, et elle les aida à trouver ce qu'ils cherchaient. Ils la remercièrent, et repartirent vers leur tour poser la douzaine de grimoires.
Le trio alla ensuite dans la salle commune, et Amarylle regarda avec curiosité Harry et Ron jouer aux échecs sorciers. Lorsqu'ils eurent fini la partie, (comme toujours gagnée par Ron) ce dernier s'absenta. Il devait retrouver sa s½ur sur le terrain de Quiddich pour un court entraînement. Harry et Amarylle se retrouvèrent donc seuls.
- Je n'ai pas encore eu l'occasion de te remercier pour hier soir. Lui dit elle un peu gênée.
- Mais je t'en prie, c'est normal ! lui répondit-il
- Ce que je ne comprends pas, c'est que je ne garde aucun souvenir du retour au château. La dernière image que j'ai à l'esprit est la tienne, Harry. Il eut un petit sourire.
- Essaie d'oublier, ça vaudra mieux pour toi comme pour moi...
- Mais je...
- S'il te plaît !
- Bon, ben... Si ça peut te faire plaisir...
- Ah, une dernière chose, et après on en parle plus ; si Malfoy s'approche de toi, promets moi de m'appeler tout de suite.
- Oui, c'est promis.
- Merci. Il lui sourit et lui tendit la main pour l'aider à se relever. Allez, viens, on a encore un quart d'heure devant nous. On va se promener ?
- OK ! elle prit la main tendue, et se leva. Elle le lâcha, se détourna, et partit en courant. Même pas cap' de me rattraper !
- C'est ce qu'on va voir ! Ils sortirent, courant dans le hall et riant aux éclats.
- Hé bien je vois que l'on s'amuse bien tous les deux... D'un même mouvement, Harry et Amarylle s'arrêtèrent et se tournèrent vers la voix.
- Malfoy. Harry avait prononcé son nom dans une sorte de sifflement. Il sortit sa baguette, mais Amarylle fut plus prompte. Deux formules furent prononcées en même temps.
- Protego !
- Crache limace!
Le Serpentard et la Gryffondor, sous le choc, reculèrent chacun de 2 mètres. Drago était devenu pâle, et Amarylle blême. Elle ferma les yeux quelques secondes, et, avant que l'un ou l'autre des garçons ait pu réagir, Drago se retrouva avec un seau plein d'eau glacée au dessus de sa tête, qui se déversa dès que la jeune fille ouvrit les yeux. Drago poussa un cri pitoyable et partit en courant. Les deux Gryffondor éclatèrent de rire, et, comme il était l'heure de partir en cours, les deux amis rejoignirent Ron devant la salle de divination. Ils entrèrent, et s'assirent en attendant Firenze. C'est alors qu'Amarylle se décida à leur raconter la mise en garde du professeur.
- Au fait les garçons...
- Oui ?
- Pendant notre exercice d'hier, Firenze est venu et nous avons parlé. Il m'a demandé d'interpréter la fumée de mon feu, et je lui ai tout dit, digne par signe. Je voyais une menace dans la forêt. Et il m'a mise en garde.
- Contre quoi ?
- Un grand danger, contre lequel on ne pourrait rien. « Seule une personne capable de se sacrifier pour ses amis pourra en venir à bout » m'a t'il dit.
- C'est étrange... dit Harry, l'air songeur.
- Qu'est-ce qui est étrange ?
- Firenze m'a presque fait la même remarque. Il m'a dit que les étoiles l'avaient averti d'un grand danger, mais n'a pas voulu en dire plus. A présent, je comprends pourquoi... Le professeur arriva, interrompant Harry dans ses réflexions. Le cours passa très rapidement, et, dès leur sortie, Harry, Ron et Amarylle allèrent retrouver Hermione. Harry raconta l'étrange oracle du centaure, mais Hermione haussa les épaules.
- Tu sais, Harry, je ne crois pas beaucoup à ce genre de choses. Mais racontez moi, vous avez les livres que je vous ai demandés ?
- Oui, ils sont dans notre dortoir. Répondit Ron. Harry et Amarylle s'étaient mis d'accord pour passer l'épisode de la veille et celui du matin sous silence. Ron et Hermione ne surent donc rien de ce qui s'était passé. Les quatre amis se rendirent ensuite en cours de Défense contre les forces du mal, où Lupin leur annonça une nouvelle qui ne réjouit personne.
- Je me suis arrangé avec le professeur Dumbledore, et, demain, nous partirons une journée et une nuit dans la forêt interdite. Je vous enjoins donc à préparer vos sacs de couchage et autres affaires dès ce soir, car nous partirons demain à 8 heures 30 précises. Pour plus de sécurité, le professeur Chourave et Hagrid nous accompagneront. Maintenant, au travail, nous avons du pain sur la planche...
Le reste de l'heure ainsi que la journée passèrent très rapidement. Le soir arriva, et tous les 7ème année se préparèrent à l'escapade du lendemain, mettant dans leurs sacs à dos sacs de couchage, affaires de toilette, vêtements, nourriture, et quelques parchemins ainsi que des plumes et de l'encre.

***************

3 heures du matin. Amarylle ne dort toujours pas. Elle décide de descendre dans la salle commune, de peur de réveiller ses compagnes à force de se retourner.
Elle descend, et avise son fauteuil favori, dans lequel un jeune homme est assis et semble dormir. Elle s'approche, et découvre avec stupeur Harry. Elle sourit. Lui non plus ne trouvait pas le sommeil. Comme elle, il devait s'inquiéter de la mise en garde de Firenze. Elle se pencha, et tendit la main pour remettre une mèche folle en place. Il sourit lorsqu'elle effleura son visage d'une main douce, et, sans ouvrir les yeux, la prit dans ses bras. Elle perdit l'équilibre et son visage se retrouva à moins de 10 cm de celui de Harry.
- Hey ! Nan mais ça va pas la tête ? ! Lâche moi !
- Grrhuglr.
- Oh, quel imbécile ! Elle essaya de se dégager mais il la serra plus fort, sans se réveiller. Maintenant, elle était carrément assise sur ses genoux. Harry, réveille toi nom d'un strangulot ! Lâche moi !
- Mais qu'est-ce que... Ses grands yeux verts s'ouvrirent, et il sourit. Je me disais bien aussi...
- Si ça ne t'ennuie pas, maintenant que tu es réveillé, j'aimerais bien que tu me lâches, ça m'arrangerait fortement ! dit elle.
- Mmmm... Je sais pas. J'ai bien envie de rester comme ça toute la nuit. Tu n'es pas bien comme ça ? Dit il avec un sourire malicieux.
- A vrai dire, non. J'ai du mal à respirer parce que t'es à moitié en train de m'étouffer. Desserre un peu tes bras, on en reparlera après. Mais il ne l'écouta pas, au contraire. Maintenant, elle avait la tête pose sur son épaule, tandis qu'il caressait ses cheveux d'une main douce.
- Et maintenant ? "Décidément, se dit elle, ce garçon est une vraie tête de mule !"
- Mmmoui... c'est vrai, tu as raison. Mais faudrait pas que quelqu'un nous trouve comme ça, parce qu'avant demain, tout le collège serait au courant...
- Et alors ? Elle se détacha de lui et le contempla.
- Et alors ? Mais tout le monde irait dire que l'on sort ensemble !
- Et alors ? elle commença à se poser des questions. Il la serra plus fort contre lui, l'obligeant à reposer sa tête contre son épaule. Ce n'est pas grave, les autres peuvent bien penser ce qu'ils veulent...
- Mmmmhhh...
- Et puis, peut-être y aurait-il une part de vrai dans leurs commérages. Qu'est ce que tu en penses ? Mais elle s'était endormie. Elle n'avait pas entendu la dernière phrase qu'il avait prononcée. Ce n'était peut-être pas plus mal d'ailleurs se dit il un peu tristement. Il la contempla, et, la serrant un peu plus dans ses bras, ferma les yeux. Quelle drôle de relation ! se dit-il. Je n'ai jamais ressenti cette attirance envers Ginny. Ce n'était pas la même chose qui nous liait. C'était purement physique. Avec Amarylle, je me sens bien ; J'ai envie de la protéger, et en même temps je sais qu'elle est plus forte qu'elle n'y paraît. Sur ces conclusions, il s'endormit,
Plus heureux qu'il ne l'avait jamais été.

****************

Amarylle fut réveillée par l'impression d'être regardée. Effectivement, deux grands yeux verts la contemplaient avec tendresse.
- Je me demandais quand tu allais te réveiller ! lui dit Harry avec un sourire.
- Tu aurais pu me secouer ! lui dit elle encore engourdie.
- Oui, mais j'aime bien te regarder dormir. On dirait... un ange !
- Tsss... Mais au fait, il est quelle heure ?
- 5 heures et demi. Elle ouvrit des yeux effarés.
- Mais il faut vite qu'on aille se recoucher dans nos dortoirs respectifs !
- Oui, tu as raison. Dommage... dit il d'un air malicieux.
- Imagine que quelqu'un se lève et nous voie comme ça, qu'est-ce qu'il ira penser ?
- Ben... justement...
- Quoi ?
- Quelqu'un est descendu, et...
- QUOI ? ? ? ? ! ! ! !
- Mais non je plaisante ! ! ! Qui aurait l'idée de se lever en pleine nuit et de descendre dans la salle commune.
- Ben... nous par exemple !
- Oui, mais nous... C'est pas pareil !
- Si tu le dis... Bon, allez, sur ce, bonne nuit. Elle lui posa un baiser sur la joue et se dégagea de son étreinte.
- Euh... oui, bonne nuit ! lui répondit il avec du retard. En effet, elle avait déjà monté l'escalier de son dortoir et était déjà presque recouchée. Bon, ben je crois que je vais y aller aussi alors... il partit se coucher et s'endormit avant que sa tête ne touche son oreiller.




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# Posté le lundi 07 avril 2008 11:34

Modifié le mardi 15 juillet 2008 05:46

Chapitre 9 ; l'escapade en forêt

Chapitre 9 ; l’escapade en forêt

Le réveil fut dur pour Harry comme pour Amarylle, qui n'avaient pas dormi la moitié de la nuit. Mais après une bonne douche et un petit déjeuner, ils étaient frais et dispos, comme la plupart de leurs camarades. A 8 heures 30, les 7ème année Gryffondor et Serpentard partirent, accompagnés par Hagrid et les professeurs Lupin et Chourave.
- Nous partirons à pied jusqu'à la moitié de la forêt Interdite. Puis, nous étudierons les créatures qui y séjournent. Ensuite, nous passerons deux nuit dans une clairière, et nous repartirons après-demain matin pour être rentrés vers 11 heures. Vous avez tous vos affaires ? Alors allons y ! Ils partirent, et, arrivés à la lisière de la forêt, certains eurent un mouvement de recul, notamment chez les Serpentard.
- Allons, allez-y, vous avez tout de même tous entre 17 et 18 ans, vous n'allez pas vous laisser impressionner par cette forêt ! Lança Hagrid. Les professeur s'y avancèrent, suivis des Gryffondor, notre quatuor en tête. Les Serpentard suivaient beaucoup plus lentement, si bien que Hagrid était presque obligé de les pousser. On l'entendait bougonner dans sa barbe. Non mais quelle bande de poltrons !
Lorsque le groupe s'arrêta pour midi dans une clairière lumineuse ressemblant à s'y méprendre à celle où Firenze donnait ses cours, le professeur Lupin annonça la nouvelle que tous attendaient, plus ou moins secrètement.
- Nous sommes arrivés. Nous n'avancerons pas plus loin dans la forêt, vous pouvez défaire vos sacs et vous restaurer. Rendez vous dans une demi-heure, pour rechercher les créatures que nous sommes venus voir.
Harry, Ron, Hermione et Amarylle installèrent leurs tente un peu en retrait des autres. Il avait été convenu que les élèves devraient dormir par 2 ou 3, garçons et filles séparés, bien entendu. Harry et Ron préparèrent donc leur tente, et aidèrent les deux jeunes filles à monter la leur.
- Tu sais, heureusement que tu es là Amarylle. Sinon, je me demande bien avec qui on m'aurait obligée à dormir !
- Tu vois le coup, tu te serais retrouvée avec Pansy Parkinson ! ?
- Ahh ! ! ! Quelle horreur !
- Oui ! Je suis sûre que tu aurais préféré dormir à la belle étoile plutôt que partager ta tente avec elle !
- Plutôt 2 fois qu'une ! Allez, maintenant qu'on a fini, allons retrouver les garçons dehors, avant qu'ils n'aient fini de manger toutes nos provisions ! Et, devisant gaiement, elles se dirigèrent vers Harry et Ron. Tout à coup, elles entendirent les fourrés s'agiter derrière elles. Se concertant du regard, elles s'approchèrent des buissons, et se penchèrent dessus. C'est alors qu'elles virent une créature verte de la taille d'un enfant avec des crocs brillants. Elles n'eurent pas le temps de reculer que la créature avait sauté sur Hermione. Celle ci cria. Les deux garçons, à quelques mètres de là, se tournèrent vers elles. Avant qu'ils n'aient eu le temps de se lever, le professeur Lupin avait déjà décroché la créature, qui s'était agrippée aux vêtements d'Hermione jusqu'à les réduire en lambeaux. Le cri de Hermione et la course de Lupin avaient attiré des curieux, qui s'étaient attroupés autour du lieu de l'agression.
- Un tokorov !
- Un quoi ? demanda Ron, qui, blanc comme un linge, tenait Hermione choquée dans ses bras.
- Un tokorov. C'est une créature très rare et agressive. Il y a longtemps, cette chose était un enfant. Une personne avide de pouvoir l'a enlevé à ses parents, affamé, torturé. Lorsqu'il a été suffisamment affaibli, la personne qui l'avait enlevé a enfermé un démon dans le corps du pauvre enfant. Et voilà ce qu'il est devenu.
- C'est ça que nous étions venus étudier ? Demanda Dean Thomas d'une voix où la peur se mêlait au dégoût.
- Non. Cette créature est beaucoup trop dangereuse. De plus, il y a maintenant presque 18 ans qu'aucun tokorov n'a pas été vu. Il lança un sort au monstre qui l'assomma. Je vais l'envoyer au professeur Dumbledore qui saura quoi en faire. Dit il. En attendant, retournez manger.
- Mais si on se fait attaquer, on fait comment ? Lança un élève de Serpentard.
- Eh bien ; il y a deux réponses à votre question. La première est : Les tokorov se déplaçant toujours seuls et ayant été exterminés il y a 18 ans, il est déjà fou d'en avoir vu un. Et la seconde est : vous sortez de 6 années de pratique intensive de la magie. Vous devriez savoir vous battre contre une créature sans autre défense que ses crocs. Cela vous va t'il ? Il n'obtint aucune réponse. Allez, maintenant, dispersez vous ! reprit il. Nous commençons dans 30 minutes !
Lorsque tout le monde fut parti, il fit transplaner le tokorov, précédé d'un court message à l'intention du professeur Dumbledore. Ensuite, il alla voir Harry, Ron, et Amarylle, qui s'occupaient de Hermione, toujours choquée.
- Comment va t'elle ?
- Elle est choquée, ses vêtements sont en lambeaux, mais à part ça, ça devrait aller. Répondit Ron, non sans humour.
- Bon, très bien. Donnez lui ce calmant (il fit apparaître un flacon), couchez la, et laissez la dormir. Vous savez, je pense qu'elle a été plus choquée de voir cette créature disparue depuis 18 ans que de se faire attaquer par elle. Dit Lupin.
- Pourquoi ? Demanda Harry.
- Avec sa culture, je suis sûr qu'elle connaissait l'existence de ce monstre, mais je suis sûr aussi que c'est d'en voir un vrai devant elle qui l'a choquée ainsi.
- Heu... Remus ? Est-ce que...
- Oui ?
- Est-ce que je pourrais rester avec elle, s'il vous plaît, Remus ? Demanda Ron. Lupin le contempla longuement. Puis, il répondit, d'une voix mi-amusée, mi-compatissante.
- Ron, vous aller la regarder dormir ?
- Oui, s'il faut.
- Mais vous risquer de rater un monstre très intéressant !
- Oh, moi, vous savez les monstres...
- Bon, c'est d'accord. Mais promettez moi de rattraper le cours.
- C'est promis ! Dit il, un grand sourire éclairant son visage. Lupin partit, et Hermione but le calmant, s'endormant environ une minute après.
- Je vais aller la coucher, chuchota Ron. Amarylle, c'est le quel son sac ?
- Celui sur la gauche.
- Merci. Allez, à tout à l'heure vous deux ! Pas de bêtises surtout ! lança t'il avec un clin d'½il en se levant.
- Ne t'inquiète pas, on se tiendra à carreaux ! Répondit Harry en riant, toujours assis par terre.
Ron partit, Hermione endormie dans ses bras, et Harry et Amarylle se trouvèrent de nouveau seuls.
- Harry ?
- Mmmmhh ?
- Est-ce que tu penses à ce que je pense ?
- Ca dépend quoi... Si c'est ce à quoi je pense, alors oui, je pense à ce que tu penses. Il se disait que, étant seuls, il pourrait en profiter pour lui dire ce qu'il avait sur le c½ur, et peut-être lui demander... Il leva les yeux vers elle. La voyant si sérieuse, il se dit qu'elle ne pensait pas du tout à la même chose que lui.
- La mise en garde de Firenze.
- Quoi ?
- Tu as très bien entendu.
- Mmm... Je ne sais pas. Ca ne ressemblait pas vraiment à une épreuve de courage. Oui, la présence de ce tokorov est inquiétante, mais le niveau de danger ne justifiait pas que quelqu'un se sacrifie. Il la regarda. Elle semblait si sérieuse, ses yeux bleu-gris perdus dans le vide...
- Moui, tu as peut-être raison... Allez, allons rejoindre les autres, il va être l'heure de partir. Elle semblait si distante tout à coup ! Il se leva et lui tendit une main, qu'elle prit. Lorsqu'elle voulut le lâcher, il retint sa main dans la sienne, et, la forçant à le regarder, il lui dit à voix basse :
- Tu sais bien que tu peux tout me dire, qu'est-ce qu'il y a ? Elle détourna les yeux.
- Rien, rien. Je pensais juste à cette mise en garde. De nouveau, il la força à le regarder.
- Je suis sûr que ce n'est pas cela. Dis moi, qu'est-ce qui te préoccupe ?
- En fait... je me disais, que... si Hermione n'avait pas été là... C'est moi que cette créature aurait attaquée. Et...
- Tu culpabilises, c'est ça ? Elle le regarda sans comprendre.
- Je...
- Ne t'inquiète pas pour ça. Elle n'a eu aucun mal, et maintenant que Ron s'occupe d'elle, je suis sûr qu'elle va s'en remettre très rapidement.
- Mais...
- Chut, il n'y a pas de mais. C'est comme ça, un point c'est tout. Ca s'est passé, c'est fini.
- Mais... il lui posa un doigt sur la bouche.
- Non, je ne veux plus rien entendre. Allez, maintenant, on rejoint les autres, sinon ils vont vraiment se poser des questions. Allez, sourie ! Elle tenta un pauvre sourire qui ressemblait plus à une grimace qu'à autre chose. Bon, c'est pas encore le top, mais il y a déjà du mieux : Allons y maintenant. Et, sans lui lâcher la main, il avança.
- Harry ?
- Oui ?
- S'il te plaît, lâche moi.
- J'ai déjà entendu ce refrain là quelque part... répliqua t'il malicieusement.
- Oui, mais cette fois, écoute moi. S'il te plaît.
- Bien, comme tu veux. Il lâcha sa main. Allons y alors ! Ils partirent côte à côte. Intérieurement, Harry s'interrogeait sur la jeune fille. Il ne comprenait pas qu'elle soit tantôt si réservée, tantôt joyeuse, ou d'autres fois encore pensive. Il se promit de résoudre ce mystère, ce soir, lorsqu'ils rentreraient au campement.
Ils atteignirent le bord de la clairière, où un groupe commençait déjà à se former.
- Bien, mesdemoiselles, messieurs, tout le monde est là ? Alors nous pouvons y aller !
Au fur et à mesure des explications du professeur sur la créature qu'ils étaient censés trouver, Amarylle sembla oublier l'incident et retrouva le sourire. Harry s'en aperçut, et étrangement, ce simple fait le rendit heureux. Il se promit de réfléchir aussi au mystère de ses sentiments envers la jeune fille ce soir, lorsqu'il serait couché. En attendant, il se concentra sur les explications de Lupin, qui devraient leur permettre de trouver la trace de créatures le lendemain matin, lorsqu'ils travailleraient par petits groupes. Lorsqu'ils eurent fait le tour de tous les endroits où ils devraient rechercher des traces, le professeur décidé qu'il était grand temps de retourner au camp. En effet, le Soleil se coucherait dans moins d'une demi-heure, et ils auraient du mal à retrouver leur chemin dans le noir.
Lorsqu'il fut revenu au camp, le groupe se dissout, chacun partit de son côté vers sa tente. Harry et Amarylle allèrent prendre des nouvelles d'Hermione, qui dormait toujours, et apportèrent de quoi manger à Ron. Le jeune homme n'avait pas bougé du chevet d'Hermione, et, c'est avec plaisir qu'il alla se dégourdir les jambes.
A l'heure du coucher, Ron embrassa Hermione sur le front, et partit dans sa tente après avoir dit bonsoir à tout le monde. Harry, voyant Amarylle tombant de fatigue, fit de même que Ron, lui posant un baiser sur le front en guise d'au revoir. Il se résolut à ne pas lui parler ce soir, mais se promit de le faire dès le lendemain, lorsqu'ils auraient l'occasion d'être seuls tous les deux. Car, maintenant, il en était sûr, il aimait la jeune fille, comme Ron aimait Hermione. D'un amour passionné, plus fort que tout. Le tout était maintenant, de savoir ce que la jeune fille ressentait pour lui, et il avait un peu peur de ce qu'elle pourrait lui répondre. Il se coucha, et n'eut aucun mal à s'endormir, à l'instar de celle qui occupait ses pensées.

Au milieu de la nuit, Hermione se réveilla. En se retournant dans son sac de couchage, elle vit Amarylle, qui, comme elle, avait les yeux ouverts.
- Tu ne dors pas ? murmura t'elle.
- Non, je réfléchis. Je me suis réveillée, il y a quelques minutes. Ca va mieux ?
- Oui. Lorsque j'ai vu ce tokorov me sauter dessus, j'ai pensé que ma dernière heure était venue.
- Oui, je comprends.
- Et puis, tu sais, j'ai toujours cru que ces créatures étaient une légende alors...
- Tu sais, Hermione, Ron t'a veillée toute la journée. Il n'est pas sorti une seule fois, il a surveillé ton sommeil comme une mère surveille son bébé.
- Ah ? Ca ne m'étonne pas de lui. Tu sais, Ron et moi vivons une histoire assez compliquée. Il m'aime, je le sais, mais je ne sais pas vraiment ce que je ressens pour lui. Et toi, comment ça va avec Harry ?
- Ave Harry ? Elle piqua un fard. Eh bien... il ne s'est rien passé entre nous !
- Je vous ai vus, cette nuit.
- Oh ! Mais... Nous ne nous sommes pas embrassés ni rien, tu sais, je l'aime beaucoupµ. Comme toi, je pense que j'ai besoin de temps pour analyser mes sentiments.
- Peut-être, mais je peux te dire, moi quoi le connais depuis 6 ans et demi, que depuis qu'il te connaît, il a changé. Je mettrais ma main à couper qu'il est fou amoureux de toi.
- Je...
- Non, ne dis rien, laisse moi finir ; j'aime Harry comme un frère, et je ne veux pas qu'il souffre. Quand je vous ai vus, cette nuit, il avait l'air vraiment très heureux. Je dois dire que vous formez un beau couple ! dit elle malicieusement. Mais elle reprit, plus sérieusement. Tout ce que je e demande, c'est de ne pas lui briser le c½ur.
- Oui, je comprends. Tu sais, quand... quand je suis dans ses bras, je me sens vraiment heureuse et en sécurité. Je ne sais pas si c'est cela, être amoureuse, mais je n'avais jamais ressenti cela pour personne.
- Je suis heureuse que tu sois si compréhensive. Je pense que vous pourriez être très heureux ensemble.
- Merci Hermione.
- De rien ! Allez, maintenant, si on ne veut pas avoir des têtes de déterrées demain, il faut dormir !
- Oui tu as raison. Bonne nuit Hermione
- Bonne nuit Amarylle.


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# Posté le lundi 07 avril 2008 11:35

Modifié le mercredi 13 août 2008 13:28