Le lendemain matin, Amarylle se réveilla fraîche et dispose, avec l'impression de ne jamais avoir si bien dormi. Elle n'avait donc gardé aucun souvenir de son cauchemar de la veille, ni de cette mystérieuse ombre.
Après une douche revigorante, elle descendit en compagnie d'Hermione dans la Grande Salle, où Harry et Ron les attendaient déjà.
- Salut les filles ! Dirent ils d'un même mouvement. Cela fait bien 5 minutes qu'on vous attend ! grogna Ron en lançant un regard amusé aux intéressées. Il faut se dépêcher, sinon il n'y aura plus rien à manger ! ajouta t'il.
- Ron, il est 7h30 ! On ne commence les cours que dans une demi-heure ! Et ne t'inquiète pas, il y aura toujours assez de nourriture sur la table pour que tu puisses te rassasier. Mais tu as raison, dépêchons nous quand même, il faut que j'aille faire un tour à la bibliothèque avant d'aller en cours. Ils avalèrent rapidement leur petit déjeuner et allèrent à la bibliothèque. Hermione leur donna des thèmes précis à chercher, mais, comme Harry, Ron et Amarylle ne connaissaient pas ou presque l'endroit, ils eurent un peu de mal à trouver le rayon concerné. Lorsqu'ils l'eurent découvert, ils cherchèrent les ouvrages qu'Hermione leur avait demandés, mais n'en trouvèrent aucun. Harry, Ron, et Amarylle se séparèrent donc pour la retrouver entre les étagères. Alors qu'Amarylle était arrivée au bout de l'allée traitant des mages les plus puissants, un petit avion rose semblable à ceux qui circulent au ministère de la magie lui vola devant le nez, et s'arrêta, dans l'intention manifeste d'être pris. Lorsqu'elle le prit en main et entreprit de le déplier, elle s'aperçut qu'il y avait de petits c½urs dessinés sur les ailes. Prise de curiosité, elle l'ouvrit entièrement, et découvrit, rédigée à l'encre rouge, cette lettre :
"Très chère Amarylle ;
Dès notre première rencontre, tu m'as ébloui.
Je t'aime, et aimerais te rencontrer ce soir, à 20 heures, dans le parc, près du lac.
Un admirateur secret..."
Qui donc pouvait bien lui avoir envoyé ceci ? se demanda t'elle en rougissant. Elle mit la lettre dans sa poche, puis reprit son chemin entre les allées. Elle trouva enfin Hermione dans le rayon le plus sombre de la bibliothèque, assise par terre, une dizaine d'ouvrages éparpillés autour d'elle, et plongée dans un grimoire qui semblait très vieux. Harry et Ron les rejoignirent au moment ou Amarylle allait sortir Hermione de son bouquin. Ron s'en chargea à sa place ;
- Hé oh ! ! !, il est l'heure d'aller en cours Hermignonne ! dit il en lui mettant la main sur l'épaule. Elle leva la tête, le regarda, puis se mit debout en souplesse, remettant les livres à leur place d'un coup de baguette magique.
- Je n'ai rien trouvé ! Dit elle. Et vous, où sont les livres que je vous avais demandés ? demanda t'elle, se tournant vers Harry, Ron, et Amarylle.
- On en a pas trouvé un seul ! Dit cette dernière. Où les as tu vus ?
- Là où je vous ai demandé de les chercher ! Répondit Hermione avec un demi sourire. Si vous ne les avez pas trouvés, ça ne peut vouloir dire qu'une chose...
- Les archives interdites ! s'exclamèrent Harry et Ron dans un bel ensemble.
- Je vous propose d'y aller demain soir, après le cours d'astronomie. Qu'en dites vous ? reprit Hermione, les joues roses d' excitation.
- OK ! répondirent les trois autres.
- C'est parti pour de nouvelles aventures ! S'exclama Ron.
Et ils partirent, en cours de runes pour Hermione, et divination pour Harry, Ron, et Amarylle. Cette dernière aurait bien voulu étudier les runes, mais il était maintenant trop tard ; même avec toute la bonne volonté du monde, elle ne pouvait rattraper 4 ans de cours manqués ! C'est donc à trois que nos amis prirent le chemin de la salle de Firenze, le centaure.
- Tu verras, il est génial ! Lui dit Harry.
- Ouais ! Et très chevalin ! reprit Ron.
- Qu'est-ce que tu entends par là, Ron ? demanda Amarylle avec un petit sourire.
- Disons que Firenze n'est pas un professeur comme les autres, il serait plutôt du genre... euh... centaure, tu vois ? !
- Un centaure ! Et moi qui croyais que cela n'existait pas !
- Eh bien tu vas en rencontrer un, et pas plus tard que tout de suite ! Ils entrèrent dans la clairière auréolée d'une nuit infinie qui servait de salle de classe à Firenze. Là, ils s'assirent contre un arbre, attendant que le professeur fasse son entrée. Il ne fut pas long ; en effet, les derniers élèves étaient à peine entrés que le centaure arrivait. Comme les autres professeurs avant lui, il salua sa classe et souhaita une bonne année scolaire à tous. Il fit faire à ses élèves des feux à partir de fenouil, et leur demanda d'interpréter les formes que prenait la fumée à partir de leurs livres. Lorsque tous les élèves eurent devant eux un feu, le professeur se dirigea vers sa nouvelle élève, et la regarda procéder de loin.
- Elle a l'air de bien se débrouiller, dit-il. Il s'approcha d'elle et lui demanda : Bonjour, êtes vous novelle ?
- Oui, répondit Amarylle
- Eh bien soyez la bienvenue dans mon groupe, jeune fille.
- Merci monsieur !
- Voyons ; que vous dit la fumée ? dites moi ce que vous voyez.
- Eh bien, cette forme, là, représente la forêt. Celle ci représente un danger, mais je ne parviens pas à préciser lequel.
- Continuez je vous prie ? Amarylle plongea son regard au c½ur du feu.
- Ici, il s'agit d'un groupe. Le danger vient de l'intérieur. Mais... une autre forme se dessine, celle d'un guerrier, qui protégera le groupe et vaincra la menace. C'est tout.
- Et c'est déjà beaucoup ! Les étoiles m'ont averti d'un danger. Prenez garde, Mademoiselle, ce danger qui menace est d'une puissance et d'une férocité que vous ne pourriez même pas imaginer. Seul un être capable de se sacrifier pour ses amis en viendra à bout. L'échange s'était déroulé à voix basse, si bien que les autres élève n'avaient pas entendu l'interprétation d'Amarylle et la mise en garde du professeur. Celui-ci, d'ailleurs, s'en alla comme il était venu, sans bruit, si bien que lorsqu'Amarylle releva la tête, elle le vit parler avec Harry. Le cours fini, après avoir dit au revoir au professeur, le trio partit rejoindre Hermione, qui les attendait déjà pour le prochain cours. Le reste de la journée se passa sans incident, mais Amarylle était tout de même inquiète de ce qu'elle avait vu, et de la mise en garde de Firenze. Elle choisit de ne pas en parler tout de suite avec ses amis, et d'aller dîner.
A 19h45 précises, elle prit congé de ses amis, prétextant un mal de tête qui commençait pourtant à poindre. Elle les abandonna donc dans la Grande Salle et sortit.
Amarylle marcha lentement vers le lieu du rendez-vous. Arrivée près du lac, elle vit un jeune homme, un Gryffondor d'après sa tenue. Il se leva, et, dans la lumière de la Lune, elle se rendit compte avec stupeur que son admirateur secret était...




