Chapitre 36 ; Révélations

Chapitre 36 ; Révélations


Le premier à venir pour savoir ce qu'il advint de la serviette de cette pauvre Agathe xD Malheureusement, pour le moment on ne le saura pas. il va falloir attendre encore un peu xD

donc un tout petit chapitre, juste pour dire que j'ai mis quelque chose. En fait ce serait plus un truc genre OS tellement c'est petit. et le pire de tout je crois, c'est que je vous laisse sur un suspense insoutenable jusqu'au week-end prochain (niahahaaa =)


Des grattements contre un carreau attirèrent l'attention des quatre sorciers présents dans la chambre où Drago avait installé Agathe, après qu'il l'ait retrouvée inconsciente.
- Chac ! S'écria Ron en voyant une masse sombre tomber lourdement à ses pieds, lorsqu'il ouvrit la fenêtre. Le jeune homme ramassa son compagnon et l'examina ; du sang coulait de son aile gauche. Le hibou poussa un faible hululement, qui raisonna comme un gémissement de douleur dans l'esprit du sorcier. Hagrid saurait sûrement quoi faire pour l'aider. Après avoir fait un signe à la directrice, Ron courut dans les couloirs de Poudlard direction la cabane du garde-chasse, son précieux fardeau serré contre son c½ur. La connexion entre le sorcier et le daemon se rompit brutalement et le jeune homme éprouva soudain une sensation de vide presque insoutenable. Titubant, il se demandait ce qui lui arrivait lorsqu'une conclusion effarante s'imposa à lui. Se reprenant, il courut de plus belle. Refusant de croire ce que lui dictait son c½ur, il rejoignit la cabane de Hagrid et, voyant de la lumière au travers des fenêtres, frappa la porte comme si sa vie en dépendait.

**************


Agathe se réveilla une dizaine de minutes plus tard avec une migraine épouvantable. Lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle se trouvait dans une semi-pénombre et des gens murmuraient près d'elle. Elle avait du mal à se concentrer sur ce qui l'entourait, et ne voyait que de vagues taches de couleur lorsqu'elle essayait de se fixer sur ceux qui se trouvaient là. Elle avait mal à la tête et, par-dessus tout, un étau lui étreignait le c½ur. Comme si un drame se déroulait quelque part et qu'elle en avait conscience sans savoir de quoi il s'agissait. Voulant attirer l'attention sur elle afin qu'on lui explique ce qu'elle faisait là, elle tenta de parler, sans résultat. C'est alors que ses idées devinrent un peu plus claires, qu'elle se souvint de ce qui s'était passé avant qu'elle tombe. Soudain, quelqu'un se retourna et marcha à grands pas vers elle. D'après ce qu'elle voyait au travers de ses yeux plissés, il s'agissait de Drago. Aucune autre personne de sa connaissance n'avait de cheveux si clairs.
- Agathe, tu m'entends ? Demanda t-il. Elle se contenta de cligner des yeux, afin d'y voir plus clair et sachant pertinemment que sa gorge trop sèche ne parviendrait pas à émettre le moindre son. Au fur et à mesure que le temps passait, sa vue devenait plus nette. Au bout de quelques minutes, elle put voir la ride qui barrait le front du sorcier, preuve de son inquiétude.
- Ca... va. Finit-elle par prononcer difficilement.
- Non, ça ne va pas du tout. Répliqua Mac Gonagall qui s'était approchée. Mme Mal...
- Je vous en prie, ne l'appelez pas ainsi, vous risqueriez de la fâcher. La coupa Drago d'une voix taciturne. Tous furent étonnés de cette intervention, Agathe la première. La directrice les fixa tour à tour d'un air incrédule et soupira.
- Melle Farrell. Reprit-elle. Vous rendez-vous compte que votre irresponsabilité a failli vous perdre, et nous avec ? Qu'aurions-nous fait si Andrews était parvenu à prendre l'aléthiomètre ? Et si M. Weasley n'était pas intervenu, il vous aurait enlevée par la même occasion ! Vous rendez-vous compte des risques inutiles que vous avec pris ?
- Je croyais qu'il avait prêté serment et que toutes sortes de sortilèges de protection l'entouraient ? intervint Drago d'une voix mécontente.
- En effet. Malheureusement, les Mangemorts ont réussi à passer outre et nous avons perdu l'un de nos meilleurs éléments.
Le sorcier redressa un peu Agathe et la fit boire, étonnant la directrice et Harry qui se trouvait là aussi. Ron quant à lui restait bras croisés, adossé près de la fenêtre. Théo, pour sa part, était assis dans un coin de la pièce, silencieux. Entre ses mains, le véritable aléthiomètre, que son père avait sorti pour montrer à Mac Gonagall que l'original était toujours là. L'enfant avait pris l'objet à l'insu de tout le monde, alors qu'il était posé sur une table. Et depuis ce moment, il l'examinait sous toutes ses coutures, bougeant les aiguilles au gré de ses envies et voyant des choses que lui seul comprenait. Drago reposa le verre et lâcha Agathe qui était encore plus pâle que d'habitude. Soudain, elle se redressa et cria « Chac ! » Puis la sorcière se plia en deux, bras serrés contre sa poitrine. Dans la pièce, on n'entendait plus que les sanglots de la jeune femme. Au même moment, Ron fut pris de tremblements et dut s'appuyer sur une chaise qui se trouvait près de lui pour conserver son équilibre.
- Mais qu'est-ce qui leur prend ? S'inquiéta Harry en s'approchant de son ami, s'adressant à la fois à Mac Gonagall et à Drago.
- Si je le savais, je me ferais un plaisir de te répondre, Potter. Malheureusement... Agathe leva les yeux vers lui et il fut pris dans un tourbillon de pensées confuses, mélange de celles de la sorcière, de Ron, et sans doute du daemon.
En effet, des paroles, des images, des sensations se mêlaient et formaient un étrange ballet qui l'assaillit et lui fit perdre le sens de la réalité. Il volait, les cimes de centaines de sapins loin sous ses pieds. Au-dessus de lui, la lune, les étoiles, toutes les âmes qui vagabondaient à la recherche de leur moitié. Des nuages dorés comme il n'en avait jamais vus, qui inspiraient crainte et respect, ainsi qu'une espèce d'attirance au daemon. Puis un tourbillon de plumes. Un bec, des griffes acérées déchirant ses ailes. Et lui, essayant d'atteindre le paquet attaché à l'autre hibou. Une douleur aiguë à l'aile gauche, puis la sensation de chute. Un éclair doré, juste au-dessus de lui. Les cimes qui s'éloignent de plus en plus, tandis que ses forces l'abandonnent rapidement. Et dire qu'il avait fait tout ça pour rien... Essayant de se concentrer sur autre chose que sa douleur, Chac lève les yeux et aperçoit, juste au-dessus de lui, une créature à l'aura doré. Une forme floue, dans laquelle il ne perçoit aucune mauvaise intention. Le daemon perd la notion du temps et continue sa route vers le château. Il doit revenir vers sa moitié. De nouveau, il jette un regard vers la créature, mais cette fois ne voit plus rien. Etait-ce un effet de son imagination ? Ses ailes bougent toutes seules, sans qu'il ait besoin de penser à voler. Il se dirige seul, sans chercher à savoir s'il se dirige dans la bonne direction. Enfin, le château. Puis une tour en particulier. Puis une fenêtre qui s'ouvre seule, comme si l'on n'attendait plus que son arrivée...
Brusquement, Drago sortit de l'esprit du daemon et regarda vers Ron qui s'était agenouillé pour ramasser le pauvre animal. Sans qu'il s'en soit rendu compte, Agathe s'était emparée de ses poignets et les serrait si fort que ses mains en étaient tout engourdies. Doucement, il se dégagea. A ce moment, Ron sortit de la pièce en courant, Chac serré contre lui. Le sorcier baissa les yeux vers la jeune femme, qui pleurait silencieusement. Puis il regarda son fils, qui jouait avec l'instrument de sa mère. Pas un instant il ne songea à le lui enlever sous prétexte que l'aléthiomètre était trop fragile pour rester entre les mains d'un enfant de son âge. S'il était sûr d'une chose, c'était bien du soin que Théo apporterait à l'objet. Dans son esprit, il s'agissait d'un connecteur logique. Le petit garçon était capable de lire l'arbre des possibles, il était normal après tout qu'il sache se servir de l'aléthiomètre. Drago en était là dans ses réflexion quand l'objet de ses pensées leva les yeux vers lui. Un regard sans âge, qui lui remua les tripes. En cet instant, une pièce du puzzle se mit en place dans son esprit. Si sa femme avait quelque pouvoir contre Voldemort, leur fils en avait encore plus. Et avant la fin de cette bataille, il risquait d'en perdre au moins un des deux.

# Posté le dimanche 26 avril 2009 10:20

Chapitre 37 ; Prodiges

Chapitre 37 ; Prodiges
*tchou à mon Jedi préféré ;-)*
*Et merci pour le scrip, c'était vraiment intéressant XD*

Tchou la jeunesse, un petit chapitre, encore une fois. Cette semaine, je me suis un peu vengée x-) [t'avais qu'à pas vouloir tuer mon bad boy préféré xb](seuls les initiés comprennent, donc on est que deux ;-)
tout ça pour dire que je suis satisfaite du début de mon chapitre, mais que je trouve la fin un peu brouillonne, les évènements se précipitent et c'est un peu bizarrement écrit. Un autre point que je voudrais aborder, c'est par rapport à ce qui est raconté à propos des dieux... mes croyances personnelles n'entrent pas en compte quand j'écris, donc ne pensez pas que je critique quoi que ce soit ou quoi =)
Moilààà ^^ Bonne petite lecture, encore une fois. En fait je crois qu'avant que je refasse de vrais gros et bon chapitres, il va falloir attendre les vacances d'été, tellement j'ai de mal à écrire en ce moment =b
enfin c'est pas grave, parce que j'ai quelques idées intéressantes qui ne demandent qu'à être exploitées =)
bon cette fois je vous laisse, pika à tous les gens, et merci encore de votre fidélité =) [on se croirait dans un magasin, quand à la fin des tickets de caisse on lit "le magasin vous remercie de votre fidélité, et à bientôt!"] C'est presque ça dirais-je XD

Allez, bizzzzzzzzzzzzzzzz tous fleuris et ensoleillés de la MEUUUUUUUUUUUUUHSE [meuse, lorraîne, nord est de la France =D ] und à la semaine prochaine =)


*****

Agathe flottait dans une brume dorée. Sans balai, elle n'avait qu'à se pencher un peu pour aller un peu plus à droite ou à gauche, monter ou descendre. Sous ses pieds, des forêts, des lacs, des villes. Tout passait si vite qu'elle n'avait pas le temps d'apprécier pleinement la beauté des paysages, même si le gris acier de l'eau tranchant sur le vert des prairies resterait sans doute dans son esprit de longues heures, avant que les évènements ne prêtent à l'oubli. La jeune femme se sentait bien ; elle n'avait pas froid, bien qu'elle ne portât pas grand chose sur elle et que les étoiles brillaient au-dessus d'elle depuis un moment déjà. Une douce torpeur engourdissait ses sens, mais elle gardait suffisamment de conscience pour garder un semblant de réflexion. A ses côtés se dessinaient des formes qui, quelques secondes plus tard, avaient mué. Sans cesse cette nuée de poussière dorée changeait, au gré des courants d'air que la sorcière ressentait comme des caresses, tant la fraîcheur du soir était atténuée par le nuage doré. « Qu'est-ce que je fais là ? » se demanda t-elle. Etait-ce vraiment un rêve ? elle n'aurait su le dire. Habituellement, dans ses rêves, elle se voyait accomplir des actions. Et elle ne ressentait pas autant de sensations qu'en ce moment. Etrangement, lorsqu'elle voulut regarder sa main, elle vit au travers. Une voix familière raisonna quelque part. Pas dans son esprit, c'était plutôt une sorte d'écho qui l'entourait tout entière, qui faisait partie d'elle ; un échos qui se trouvait partout autour, dans les arbres, dans les étoiles et dans l'eau qui brillait loin sous elle. « Pardonne-moi mon Agathe. Pardonne-moi de n'avoir pas su résister à l'Appel... »
- Mais quel appel ? Demanda t-elle, ne comprenant plus rien.
- La grand Appel. Celui auquel chacun est confronté à un moment où à un autre. Celui qui met fin à une vie et en entame une autre...
- Si tu essayais d'être un peu moins sibyllin pour changer ? ! s'écria t-elle, soudain affolée. Se pouvait-il que ce qu'elle voyait à présent n'était autre que la mort ? Etait-il seulement possible qu'au moment où elle flottait au gré du vent, quelque part loin de son esprit, son corps reposât, froid et sans souffle ? Avait-elle donc abandonné à jamais tout ce qu'elle aimait, son fils, son mari, les plaisirs simples tels que rester sous un lilas en fleur et s'enivrer de son parfum capiteux ? Avait-elle à jamais perdu la sensation du soleil caressant sa peau nue, ses courts cheveux ébouriffés par le vent, la pluie battant dehors, faisant monter du sol une odeur de terre mouillée ? N'aurait-elle plus jamais le plaisir d'observer un orage se déchaîner, les cimes des arbres plier sous le vent et l'eau ruisseler avant d'abreuver le sol ? Revenant à l'instant présent, elle prit conscience que ses pensées avaient atteint l'esprit de Chac, son ami fidèle, celui qui ne l'avait jamais vraiment quitté.
- Je suis vraiment désolé, mon Agathe. Pardonne-moi de ne pas avoir pu éviter le pire. A présent, par ma faute, le destin du monde des sorciers repose entre les mains de ton fils et tu n'es plus là pour le mener sur le chemin de la connaissance...

**************


Agathe ne pleurait plus. Elle était pâle, les traits rassérénés. Drago passa une main sur sa joue et fut étonné de ne pas sentir son souffle. Il attendit quelques secondes, fronçant les sourcils. Prenant le poignet de la jeune femme, il souleva son bras, mou comme un chewing-gum, et tenta de percevoir son pouls. Rien. Par la fenêtre ouverte, un cri parvint jusqu'aux oreilles du sorcier, qui était toujours accompagné de Mac Gonagall et Harry. Celui-ci se précipita dehors, pour en savoir plus. Drago quant à lui essaya de ranimer Agathe, refusant de céder à la panique. C'est un quart d'heure plus tard, alors que ses gestes vains perdaient de leur vigueur, que Harry revint, tenant Ron par l'épaule. Celui-ci avait le visage baigné de larmes.
- Evanoui... Il s'est évanoui. Je n'ai rien pu faire pour le garder, il s'est transformé en poussière dorée et... et s'est dispersé. Dit-il difficilement. Puis il s'effondra sur un siège.
- Weasley, explique toi un peu mieux que ça tu veux ! s'exclama Drago, les yeux brillant plus que de coutume. Ron se redressa brusquement et s'élança vers le lit.
- Agathe... Dis moi qu'elle...
- Weasley, par Merlin, explique toi ou je te jure que je te tue ! Mais Ron étreignait la main de la jeune femme, la pressant contre sa joue baignée de larmes.
- Ils sont morts... Je n'ai pas été assez rapide... Si je n'avais pas envoyé Chac à la recherche du faux aléthiomètre... Tout est ma faute... Drago chercha son fils des yeux. Celui-ci jouait toujours avec l'instrument, indifférent au drame qui se déroulait sous ses yeux. Comment allait-il lui annoncer la nouvelle ? Comment allait-il s'occuper seul d'un enfant qui n'avait même pas six ans ? Comment pourrait-il vivre sans elle, alors qu'ils venaient juste de se retrouver ? Pour la première fois depuis longtemps, le grand Drago Malfoy, sorcier au c½ur de pierre, céda au désespoir.

**************

- Théo ? Mais que fait-il dans toute cette histoire ? Je ne peux pas... je ne peux pas être morte ! La mort ne ressemble pas à cela. Je vais me réveiller encore, je vais voir Drago à mon côté et...
- Au fond de toi, tu sais quelle réponse je vais te donner. N'essaie pas de te convaincre.
- Mais toi, Chac, où es-tu ? Je me vois, pourquoi n'en est-il pas de même pour toi ?
- Tu vois ce que tu as envie de voir. En réalité, tu n'as plus de forme définie. Lorsque vraiment tu auras pris conscience de ton état, tu te verras telle que tu es ; un nuage de poussière dorée qui a rejoint...
- Mais voyons, comment pourrais-je discuter avec toi quand tu affirmes que je suis morte ?
- Agathe, Agathe... Soupira la voix de Chac. Je t'aime, tu le sais. Jamais je ne te mentirais. Si tu savais comme je m'en veux... un daemon digne de ce nom n'aurait pas abandonné sa moitié comme je l'ai fait. J'aurais dû être à tes côtés pour te garder en vie le plus longtemps possible. Mais non, je suis parti. Et j'ai perdu un combat, qui m'a mené à la mort, t'entraînant à ma suite. Maintenant, personne ne peut plus rien faire pour nous. Là où nous allons, toutes les moitiés se retrouvent unies pour toujours. Nous ne pourrons plus avoir aucune incidence sur le monde des vivants ; dès que nous aurons dépassé cette limite que tu vois là-bas (Agathe regarda droit devant elle et vit un segment rouge sang, qui coupait le ciel en deux) nous ne pourrons plus revenir ici. Dans les plaines, nous courrons librement jusqu'à la fin des temps. Je sais que ce n'est pas ce que tu veux, d'autant que tu ne verras plus jamais ton fils et celui que tu aimais, car aucun d'eux n'a de daemon à proprement parler. Comme la plupart des mortels, ils en ont un, mais si bien enfoui en eux qu'ils ne soupçonnent même pas son existence. Je suppose que c'est ce que vous appelez votre « conscience ». En revanche, les sorciers sont plus avancés en matière de daemons ; ce que vous nommez « patronus » est en réalité la projection holographique de vos moitiés, sauf que vous ne vous en rendez...- Chac, mais est-ce que tu te rends compte de ce que tu es en train de me dire ? comment pourrais-je assimiler autant d'informations irrationnelles en même temps ? Je refuse d'aller dans cet endroit, quand bien même je resterais une âme en peine pour toute l'éternité et encore plus loin. Alors tu vas trouver un moyen de me faire réintégrer mon corps et tu vas le faire tout de suite, avant qu'on arrive devant ta limite.
- Je ne peux malheureusement rien faire... Seuls ceux qui ont décidé de nous mener là auraient un pouvoir là-dessus. Mais nous ne sommes que de pauvres âmes vagabondes...- Ah parce que maintenant il y a des dieux quelque part ? Et depuis quand s'il te plaît ?
- Pas des dieux tels que les humains les perçoivent. Leur vision de la chose est bien primitive. Je ne sais pas comment t'expliquer ce que sont ces entités. Sache seulement qu'ils ne peuvent rien pour nous. - Il va quand même bien falloir que quelqu'un fasse quelque chose parce que rejoindre le royaume des morts n'était pas à mon programme du jour...
- Tu penses vraiment que la Mort prévient lorsqu'elle frappe ? Se moqua le daemon. Agathe, il n'y a aucun moyen. C'en est fini de nous, nous ne pouvons plus rien faire.
- Si, il y a encore un moyen...une troisième voix venait de s'immiscer dans la conversation, une voix qui semblait familière à Agathe.
- Qui êtes-vous ? Demanda celle-ci.
- Peu importe. Le temps vous est compté ; la seule question que vous devez vous poser est : êtes-vous prêts au sacrifice ultime ?
- A savoir ?
- L'un de vous peut renaître, mais le prix à payer est extrêmement lourd...- Nous sommes prêts à en assumer les conséquences. Expliquez-vous ! Répondit Chac, déterminé.
- L'un de vous peut reprendre sa forme initiale, mais l'autre devra rester enfoui dans ses souvenirs ; celui qui renaîtra sera comme les autres mortels ; si c'est toi, Chac, tu seras un simple hibou. Si c'est toi, Agathe, tu deviendra une sorcière « normale », ton daemon fera partie intégrante de ton âme et sommeillera, sans pouvoir s'exprimer. Les deux interpellés auraient frissonné d'effroi si leur forme l'avait permis. Dans tous les cas, reprit la voix, vous devez vous dépêcher de faire votre choix. Une myriade de sentiments confus agita le flux de poussière dorée, comme si toutes les autres créatures s'étaient révoltées à cette idée. Agathe ne savait plus que penser. Pourrait-elle se passer de Chac ? Etait-il envisageable de vivre comme tous les autres, après avoir eu une telle connexion avec lui ? D'un autre côté, cette connexion s'était peu à peu étirée jusqu'à devenir presque inexistante...
- Nous acceptons. Dit Chac. Juste à temps. La coupure dans le ciel n'était plus qu'à quelques secondes d'eux. La jeune femme n'eut pas le temps de répliquer, une grande agitation remua la poussière dorée. Elle ressentit plus qu'elle n'entendit les derniers mots d'amour de son daemon, auquel elle répondit avec la même ferveur. Puis Agathe se sentit chuter, tandis que le nuage continuait son chemin vers la brèche qui s'éloignait alors que le sol se rapprochait d'elle à une vitesse grandissante. Sans comprendre ce qui lui était arrivé, elle rouvrit les yeux dans la pièce qu'elle avait quitté un moment auparavant, trop près et lointain pour qu'elle puisse essayer de calculer exactement combien de temps avait duré son « voyage ». L'air qu'elle aspira lui brûla les poumons, ses membres étaient rendus douloureux par la circulation de son sang ; sa poitrine lui faisait mal aussi, comme si l'on s'était acharné à lui faire un massage cardiaque. Elle avait perdu son daemon, ou plutôt Chac faisait maintenant partie intégrante de sa personne et elle ne pourrait plus jamais le voir, caresser ses plumes ou l'entendre. Malgré tout, elle était heureuse. Plus vivante qu'elle l'avait jamais été, elle se fit la promesse, plus pour le sacrifice de Chac que pour elle-même, de profiter pleinement de la vie et de tout ce qu'elle lui offrirait. Dès que la bataille contre Voldemort serait finie.

**************


Il sembla à Ron qu'Agathe bougeait les doigts. Sans doute était-ce un effet de son imagination, car un cadavre restait généralement immobile. Le sorcier se sentait affreusement coupable d'avoir envoyé Chac à la poursuite de l'autre hibou. La main qu'il serrait se crispa, et le jeune homme sursauta, manquant tomber en arrière. « Lâche-moi donc, idiot ! C'est pas vrai il va me briser les os! » La voix d'Agathe résonna dans son esprit. Il en fut si surpris qu'il s'exécuta, yeux écarquillés. « Merci bien »
- A... Agathe ? Chuchota-t-il.
« Ron... J'aimerais lui répondre... mais je n'en ai pas la force. Si ça se trouve, ils me croient tous morte. Quel gâchis... » Reprit la voix de la jeune femme.
- Ce n'est pas possible, je dois rêver... Il s'agit d'une hallucination. Oui, c'est ça. Une hallucination. Comment pourrait-elle me parler alors qu'elle est morte ? Marmonna le sorcier, mal à l'aise. Dans son dos, Drago, poings serrés, lui demanda d'un ton agressif.
- Peut-on savoir ce qui t'arrive Weasley ?
- R... Rien, Malfoy. Rien du tout. Mon imagination me joue des tours...
« Il y a des choses qui ne changeront donc jamais... » Soupira la voix d'Agathe. Ron n'en pouvait plus. Fermant les yeux, il essaya de faire le vide dans son esprit mais la voix de la jeune femme revenait sans cesse, comme pour le hanter. Finalement, il s'écria intérieurement « Pardonne moi Agathe ! Je te jure que j'aurais préféré y aller à sa place... » « Ma parole, mais je viens d'entendre Ron dans ma tête ? J'aimerais comprendre ce qui se passe... » Le jeune homme, aussi surpris qu'elle, tendit une main hésitante vers le visage de la sorcière et toucha ses joues. Aussitôt, il la retira, comme s'il s'était brûlé. Difficilement, Agathe ouvrit les yeux, sa poitrine se souleva pour mieux accumuler l'air qu'elle aspirait.
- Comment est-ce possible ? Murmura t-il, presque effrayé.
- Quoi encore ? S'exclama Drago, derrière lui.
- Elle... viens voir par toi-même, j'ai peur d'être fou. Regardant vers le lit, le sorcier sursauta.
- Comment est-ce possible ? Murmura-t-il à son tour ?
- « C'est vraiment à croire qu'ils ne savent dire que ça... » marmonna Agathe intérieurement. Sans aucun doute, ils avaient raison d'être étonnés. Mais de là à se transformer en perroquets pour autant... « Et dire que je ne peux pas leur expliquer tout de suite... Peut-être, d'ici quelques minutes... A moins que... Ron ? »- Malfoy, je crois qu'elle nous expliquera tout d'ici quelques minutes. Il faut qu'elle...
- Et comment tu peux savoir ça toi ? L'interrompit Drago.
- Je l'entends.
- Tu l'entends ? Vraiment ? Depuis quand maîtrises-tu l'occlumencie ? Cracha le sorcier.
- Seulement depuis quelques minutes. Répliqua Ron, acide. Je suppose qu'elle pourra aussi nous expliquer ce phénomène... Les deux hommes se mesurèrent du regard, jusqu'à ce que la voix claire de Théo les fasse se retourner.
- Dis papa, le méchant sorcier ne peut pas venir ici hein ?
- Hum... non, je ne pense pas. Pourquoi ? Répondit le jeune homme après un court instant de réflexion.
- Comme ça. Le machin de maman a dit que c'était pour bientôt. Je ne sais pas quoi exactement, mais ça parlait du méchant sorcier. Et puis tout à l'heure, quand j'étais devant le grand arbre, il m'a dit qu'il fallait aller chercher les machins qui sont cachés.
- Qu'est-ce qui est caché ? S'enquit le sorcier, étonné.
- Je sais pas. L'arbre a dit que tu le savais. Et il a aussi dit que c'est lui –il pointa son petit doigt sur Ron- qui doit aller les chercher, et que c'est lui –il pivota vers Harry, qui était resté près de Mac Gonagall, le visage sombre-, qui doit s'en servir.
- L'arbre t'a vraiment dit tout ça ? Demanda Drago, étonné.
- Oui et plein d'autres choses aussi.
- Eh bien si je m'attendais à cela... soupira la directrice. Le sorcier reprit.
- Viens là, bonhomme. Tu vas nous raconter tout ça le temps que maman se remette. Théo s'approcha et s'assit sur les genoux de son père, triturant toujours l'aléthiomètre. Puis il commença à parler, tous les adultes présents pendus à ses lèvres.

# Posté le dimanche 26 avril 2009 10:22

Modifié le mardi 01 septembre 2009 09:47

Chapitre 38 ; Le début de la fin

Chapitre 38 ; Le début de la fin
Aide divine?(j'y crosi pas trop, elle devait être en train de causer à son chevaiero u de réviser ses maths...) montée d'adrénaline? ouais peut-être. toujours est-il qu'après avoir recommencé cette sal***rie de chapitre 3 FOIS j'ai enfin réussi à tirer quelque chsoe de potable. enfin, potable est un bien grand mot... Je vous laisse juger par vous-même va ^^

bizzzzzzzzzzz und t'chou <3


PS; pour qui se demanderait ce que fait Amy je sais plus quoi ici, sachez que j'ai enfin trouvé à quoi serait susceptible de ressembler Agathe dans la vraie vie, avec un menton un peu plus pointu peut-être et plus de taches de rousseur ^^




***


Lorsque Agathe se réveilla, elle était seule dans la pièce. Ou presque. Collé contre elle, Théo dormait. La sorcière se sentait changée. Elle avait une autre perception des choses, beaucoup plus fine qu'avant. Les couleurs lui apparaissaient différemment, le contact du tissu sur sa peau lui était aussi étranger, et son ouïe lui semblait bien plus développée. Maintenant que Chac et elle ne faisaient plus qu'un, beaucoup de choses ne seraient plus comme avant. La jeune femme garda finalement les yeux fermés, appréciant la respiration régulière de son fils. Il s'était passé tant de choses irrationnelles... Ce jour-là, elle en avait vu, et des corsées. En quelques instants, sa vie avait basculé. D'abord la trahison d'Andrews, celui qu'elle commençait à considérer comme un ami. Puis les retrouvailles avec Chac, alors qu'ils partaient pour, semblait-il, un voyage sans retour. Puis la réintégration de son corps, ses nouvelles facultés... Un calme bienfaisant baignait la pièce. La jeune femme décida de se lever, histoire de voir où était Drago. Il était étrange qu'il ne soit pas là et que Théo dorme avec elle, chose qu'elle n'avait jamais acceptée qu'en cas de gros cauchemar de la part de son fils. Sans bruit, elle se glissa hors des draps et recouvrit le petit garçon. Sous ses pieds nus, la moquette, douce et moelleuse, couvrait le bruit de ses pas. Toujours silencieuse, la jeune femme sortit de la chambre où elle avait dû passer environ cinq heures, à en croire son téléphone qu'elle avait repéré sur une table de nuit. A peine fut-elle sortie dans le couloir qu'elle entendit des éclats de voix. Elle reconnut Ron et Drago, qui se trouvaient dans la pièce d'en face. Deux choix possibles ; soit elle écoutait derrière la porte, soit elle s'incrustait. Elle choisit la première solution, sachant très bien que si elle arrivait ainsi devant eux ils arrêteraient de se disputer pour lui demander des nouvelles de sa santé ; la sorcière s'appuya donc contre le mur et écouta ce qui se disait.
- ... très bien où ils sont !
- Weasley, peut-on savoir ce qui te fait dire ça ?
- Je le sais, c'est tout. Grommela-t-il.
- Mais moi je te dis que je n'ai aucune idée de l'endroit où se trouvent ces fichus objets !
- Tu mens. Si tu tiens vraiment à le savoir, c'est Chac qui m'a dit que tu les avais découverts. Enfin, qu'Agathe et toi les avez découverts il y a de cela cinq ans, lorsque tu l'as en...
- JE L'AI QUOI ? Explosa Drago. La jeune femme en frissonna. Rien que le fait d'imaginer le visage de son amant à ce moment lui donna la chair de poule. Lorsqu'il se laissait aller ainsi, il était capable du pire...
- Lorsqu'elle a disparu. Reprit Ron. J'avais mis plus d'un an à la retrouver, afin qu'elle utilise ses pouvoirs pour localiser ces objets. Et toi, tu as débarqué à l'improviste et tu as saccagé tout ce que j'avais fait ! Imagine ! Imagine ne serait-ce qu'un instant comment serait le monde à cette heure sans ton intervention ! Peut-être que Tu-sais-qui serait tombé, peut-être qu'elle serait tranquille, sans ces menaces qui pèsent sur elle à tout instant ! Peut-être même aurait-elle trouvé quelqu'un capable de la rendre heureuse...
- Comme toi peut-être ? Lança Drago d'un ton cassant. Sache que je ne regrette pas un seul instant ce qui s'est passé il y a cinq ans. Agathe entendit des pas se rapprocher de la porte et, avant qu'elle ait pu faire le moindre geste, le battant s'ouvrit violemment. « Prise en faute comme une enfant. » Se dit-elle en croisant le regard orageux de son mari. On t'a réveillée ? Demanda-t-il d'un ton presque radouci.
- Non. Comment as-tu su que j'étais ici ?
- Ton esprit est plus fort et donc plus remarquable qu'avant. Lâcha-t-il en l'invitant d'un geste à entrer. Elle s'exécuta, regardant autour d'elle avec curiosité.
- Comment ça va ? Demanda Ron. Agathe ne put s'empêcher de sourire.
- Très bien, je te remercie. Répondit-elle. Mais ne vous interrompez pas pour moi, continuez, je vous en prie. Votre discussion est très enrichissante. D'ailleurs, j'aimerais aussi savoir où sont passés ces objets magiques que nous avons trouvé avant l'effondrement de la grotte... Un sourire triomphant apparut sur le visage de Ron tandis que Drago fusilla la jeune femme du regard.
- Parce que tu ne sais pas non plus de quoi il en retourne ? Demanda le rouquin.
- Je t'avoue que non. Drago les a cachés je ne sais où et je n'ai jamais pu avoir le moindre petit bout de début d'indice quant à leur situation.
- C'était mieux ainsi. Grommela l'intéressé.
- Oui mais tu aurais quand même pu me dire qu'ils étaient si important que ça ! D'ailleurs... Dis-moi, Ron, à quoi servent-ils, ces objets ? Parce que d'autant que je m'en souvienne, il ne s'agissait que de babioles sans valeur... Fit-elle en se tournant vers son ami. Celui-ci hésita.
- Eh bien... au contraire, ils ont beaucoup de valeur. Je dirais même que ce sont les objets les plus précieux que tu as sans doute jamais vus dans ta vie. Je ne sais pas exactement de quoi il s'agit mais je suis sûr d'une chose ; si l'on veut renverser Tu-sais-qui, il faut absolument les retrouver et les détruire.
- Mais pourquoi ? Tu ne vas pas me faire croire qu'il tire son pouvoir de ces trucs pleins de poussière ?
- Non. Répondit Drago d'une voix morne. C'est là que se trouve son pouvoir.

**************


La vasque ne montrait rien. Poudlard était protégé contre ce genre de sortilèges, Voldemort le savait mais ne pouvait s'empêcher d'essayer. Il y avait forcément des failles. Celle de Dumbledore avait été son attachement à toute cette vermine Moldue. Le bouclier protégeant Poudlard était forcément faillible. Et pourtant... Il avait été élevé par les quatre fondateurs de l'école, avec une magie ancestrale dont il ne possédait pas la moitié de la puissance. Malgré tout, le Seigneur des Ténèbres essayait, sans discontinuer. Tant et si bien que, à bout de nerfs, poussa un grand cri de rage et donna un grand coup de baguette magique qui envoya le récipient et son contenu à terre, l'eau se répandant sur le sol poussiéreux parmi les débris de la vasque brisée. Il devait faire vite. Plus le temps passait, plus ses ennemis devenaient forts.

**************


- J'avoue que je ne comprends pas. Lâcha Agathe, rompant le lourd silence qui s'était installé.
- C'est bien simple ; en détruisant ces quelques babioles poussiéreuses, nous aurons suffisamment affaibli le Seigneur des Ténèbres pour avoir une petite chance de le battre, après avoir vaincu tous ses Mangemorts.
- J'admire ton optimisme. Railla la jeune femme face à son ton sombre. Et POURQUOI bon sang, POURQUOI ne les as-tu pas détruites avant ? pourquoi avoir attendu quand nous sommes arrivés à la cabane hurlante ? Et maintenant ? Pourquoi n'êtes-vous pas en train d'essayer de les pulvériser, ces objets de malheur ? explosa-t-elle. Un petit sourire apparut sur le visage de Ron, qui disparut très vite lorsque la sorcière se tourna vers lui. Quoi ? Tu trouves ça drôle peut-être ? Ah oui en effet, c'est hilarant, HA HA HA je me fends la margoulette ! Cette fois, il rit franchement.
- Mais où donc as-tu trouvé ces expressions ? Je savais que les Moldus avaient parfois un langage moins élaboré que le nôtre, mais là... Elle lui jeta un regard meurtrier mais son sourire ne disparut pas. Tu sais Agathe, il n'est pas si simple de... pulvériser des objets ensorcelés, particulièrement lorsqu'ils renferment une partie du pouvoir d'un sorcier. En les cachant, Malfoy a fait la meilleure chose à faire. Seulement, il aurait dû donner leur localisation à l'ordre du Phénix, ce qui nous aurait évité de longues années de recherche. Et depuis tout à l'heure, je suis en train d'essayer de le convaincre de me dire où ils sont, sauf qu'il croit dur comme fer que le château est épié et que si quelqu'un a le malheur de sortir ces babioles de leur cachette, on risque de se retrouver avec une troupe de Mangemorts au meilleur de leur forme au derrière. Ce qu'il ignore en revanche c'est que nous avons réussi à les infiltrer et que nous savons pas mal de choses sur eux, ainsi que sur leurs activités. Par exemple, je sais qu'à l'heure où l'on parle, ils sont probablement en colloque dans le manoir des Malfoy parce que leur maître tente de percer les défenses de Poudlard. Et ce que Vous-savez-qui ne veut pas admettre, c'est que le bouclier qui protège le château a été instauré par des sorcier beaucoup plus puissants que lui et ont résisté à des siècles de tentatives d'intrusion.
- Peut-être, mais je suis sûr que justement, puisqu'il n'arrive pas à voir le château, il doit contrôler les environs.
- Dis-moi donc où tu as mis ces objets de malheur et je te promets de réfléchir à deux fois avant d'aller les chercher. Soupira Ron.
- Non.
- Tu vois ! S'exclama le rouquin en prenant Agathe à témoin. Cet imbécile est plus buté qu'un troll des montagnes croisé avec un scroutt à pétard !
- Eh bien puisqu'il ne veut pas nous le dire, laisse-le donc. Je suppose qu'il sait ce qu'il fait... Dit la jeune femme d'un ton résigné. Ron ne put s'empêcher d'avoir un mouvement de recul, tandis que la surprise se peignait sur ses traits.
- Mais enfin Agathe...
- Puisque je te dis que tu n'arriveras pas à en tirer quoi que ce soit ! Lança t-elle en haussant les épaules. Sur ce, je vous souhaite une bonne nuit. Tous ces évènements m'ont épuisée... Elle leur fit un signe de la main et partit comme elle était venue. Ron était interloqué. Drago quant à lui fronça les sourcils et mit la main dans sa poche en souriant.
- Peut-on savoir ce qui nous vaut cette espèce de grimace ? Lança le rouquin.
- Elle est partie en pensant qu'elle pourrait apprendre la réponse à ta question sur son aléthiomètre. Malheureusement pour elle, elle ne sait pas que c'est moi qui ai son instrument. Elle va sans doute le chercher un moment avant de revenir et de me demander des explications ; Et quand je vais refuser de le lui rendre, elle va me piquer une crise en me disant qu'après tout, l'aléthiomètre lui appartient et que je dois lui rendre. Sauf qu'elle aura beau me dire ce qu'elle veut, je ne le lui rendrai pas avant d'être allé moi-même chercher ces objets de malheur. Mais je te préviens, Weasley ; je te les donne, tu t'en débrouilles. Je ne veux plus en entendre parler sauf si tu me dis que tu as réussi à les détruire sans qu'ils t'explosent au visage – ce qui, entre nous, me ferait plaisir. Mais je pense que ça ferait du mal à Agathe donc souhaitons pour toi que tu mènes ta mission à bien... Le sourire de Ron s'était entièrement effacé, et à présent il serrait les poings.
- Tu t'es servi d'elle, tu l'as empêchée de passer ses ASPIC. Puis elle a disparu, mais tu as continué à la hanter. Lorsque tu l'as retrouvée, tu l'as mise enceinte avant de la jeter comme... il chercha une comparaison qui ne soit pas trop humiliante ; comme un balai usagé ! et maintenant tu vas me faire croire que tu te soucies encore de ses sentiments ?
- Il y a beaucoup de choses que tu ignores à mon propos, Weasley. Si je me suis servi d'elle comme tu dis, c'était pour lui éviter que ce soit mon père qui s'occupe de son cas. Lorsqu'elle est partie, je l'ai cherchée sans vraiment le vouloir. Au début, je te l'accorde, j'étais fou furieux. Mais après, je me suis dit que finalement c'était mieux pour elle et qu'elle saurait se débrouiller. Et lorsque je l'ai... jetée – il prononça ce mot en faisant une grimace de dégoût – c'était encore pour la protéger, parce que je savais très bien que Tu-sais-qui ne passerait pas sur ma trahison. Car peut-être n'es-tu pas au courant, mais c'est moi qui ai tué Nagini lorsqu'il a essayé de nous tuer dans le cimetière. C'est encore moi qui vous ai débarrassés de Bellatrix, et aussi de quelques autres Mangemorts. Et lorsque mon père s'est retourné contre moi, j'ai été forcé de me cacher dans une forêt. J'ai erré plusieurs mois avant de me ressaisir. Mon seul objectif était de la rejoindre et de la prévenir que les Mangemorts étaient à sa recherche. Et lorsque je suis arrivé, j'ai vu un enfant jouant dans son jardin. Et je te jure que depuis ce jour, ce n'est plus seulement Agathe que je cherche à protéger, mais aussi notre fils.
- Qu'elle a dû élever seule. Grommela Ron, pas convaincu.
- Qu'elle a élevé seule mais au moins étaient-ils en sécurité. Ca n'aurait pas été une vie pour une femme enceinte, ou même pour un nourrisson, que de se balader de ville en ville, de voyager de nuit et de chercher un abri le jour pour espérer se coucher en sachant très bien qu'on ne dormirait pas. Ron ne répondit pas. La porte se rouvrit et Agathe apparut, arborant une grimace frustrée.
- Drago, peux-tu me dire où se trouve mon aléthiomètre ? il sourit. Devait-il lui répondre la vérité ou bien lui dire qu'il avait été perdu ? En même temps, elle savait que Théo savait le déchiffrer...
- Mais bien sûr ; Il est dans ma poche. Un instant, elle parut soulagée.
- Peux-tu me le rendre s'il te plaît ? demanda t-elle en tendant la main.
- Non. Elle fronça les sourcils.
- Et pourquoi cela ?
- Parce que je sais très bien ce que tu as derrière la tête et que pour le moment, je souhaite que tu ailles te reposer.
- Comme si je n'avais pas assez dormi ! Et je te rappelle que tu n'es pas ma mère !
- Peut-être, mais j'aimerais que tu te reposes. Je te promets que je te le rendrai demain, à ton réveil.
- C'est vrai ce mensonge ? questionna-t-elle, méfiante. Elle consulta Ron du regard. Il acquiesça.
- Je te préviens que si je ne l'ai pas demain, au moment où j'ouvre les yeux, il t'arrivera des bricoles. Grogna-t-elle en repartant. Bonne nuit. Lança-t-elle d'un ton rageur. La voix du roux résonna dans son esprit « Je te promets que s'il ne te le rend pas, je le récupèrerai pour toi... » Elle sourit en se recouchant près de son fils. Elle pouvait faire confiance à Ron. Il ferait n'importe quoi pour faire enrager Drago...

**************


Enfin ! Voldemort les avait découverts. Et lui qui pensait le jeune Malfoy mort et enterré depuis longtemps... Avec un sourire cruel, il envoya ses Mangemorts à l'assaut de Poudlard. L'heure était venue.

# Posté le mercredi 17 juin 2009 08:00

Modifié le jeudi 16 juillet 2009 04:58

Chapitre 39 ; Il suffira d'un geste...

Chapitre 39 ; Il suffira d’un geste…

Montage effectué par mes soins, lorsque l'inspiration était là mais pas l'envie d'écrire...

Bonne lecture les gens =)




Une petite dizaine de personnes seulement saluait une dernière fois la scientifique qui avait tant voyagé. Un soleil rayonnant éclairait la scène, comme s i Mary avait voulu qu'on ne pleure pas sur sa tombe. C'était d'ailleurs ce qu'elle avait souhaité, que tout le monde soit à peu près souriant, car elle savait que ce qui l'attendait pour son tout dernier voyage allait être la meilleure chose qui pourrait lui arriver. Raconter une histoire vraie, puis marcher. Et enfin atteindre la faille entre les mondes, l'endroit où ses atomes allaient se mélanger à tout ce qui était vivant. Seule une personne avait tenu parole. Un homme, âgé, qui arborait une espèce de sourire rêveur tandis qu'il levait son visage vers le ciel alors que la tombe de son amie se faisait reboucher. Lorsque tout fut fini et qu'il fut le seul encore présent dans le petit cimetière, l'homme s'agenouilla et dit ;
- Cette fois, mon bon vieux Kirjava, nous sommes vraiment seuls...

**************


Ron était assis sur un canapé en ruminant ses pensées, attendant patiemment que Drago revienne de sa quête ; il était parti trois quarts d'heure plus tôt et lui avait dit qu'il n'en aurait pas pour longtemps. Soudain, la porte s'ouvrit et le blond entra ; il jeta un paquet poussiéreux à Ron, qui le rattrapa par réflexe ; la jeune homme lança un regard interrogateur à l'ancien Mangemort.
- Je ne t'ai jamais rien offert. Tu as exactement la journée pour mettre ces trucs hors de nuire ; comme je l'avais prévu, Tu-sais-qui surveillait les alentours et il est au courant de mon déplacement ; il est aussi au courant du but de ma sortie et de ce que j'ai ramené. Ron pâlit.
- Tu veux dire que...
- Je t'avais prévenu ! Cracha Drago. Maintenant tu voudras bien m'excuser, mais j'ai fait une promesse à Agathe... il sortit de la pièce, laissant Ron avec ses sombres pensées. Une journée... Comment pourrait-il faire ? Il n'avait aucune idée du moyen par lequel détruire ces objets. D'abord ils étaient maléfiques, et ensuite ils renfermaient un peu de Voldemort. Le jeune homme détestait ça, mais il devait bien avouer que son ennemi avait raison. Ron attira à lui un livre contenant moult sorts et enchantements dans le but de détruire ce genre d'objets et commença à le feuilleter.

**************


- Chose promise, chose due. Voici donc ton cher aléthiomètre. Dit Drago en lançant l'instrument sur le lit. Agathe l'attrapa en fronçant les sourcils.
- Tu pourrais faire un peu plus attention...
- Je t'en prie, il a vu pire que ça. Répliqua-t-il.
- Quand même... La jeune femme sortit son instrument de sa pochette en cuir et en caressa le métal poli par les ans.
- Bien dormi ? Questionna tout de même le sorcier.
- Comme un loir. Et toi, je suppose que tu as encore fait une nuit blanche ?
- Ca se voit tant que ça ?
- Tu as de grands cernes et tu n'es pas rasé. Le jeune homme se frotta le menton pensivement.
- Eh bien tant pis. Je n'ai à plaire à personne et de toute manière, je fais ce que je veux.
- Je n'ai pas dit le contraire... Agathe tourna les molettes et se perdit dans les limbes de l'aléthiomètre. Lorsqu'elle sortit de sa « transe », elle fixa son époux et lança. Donc, tu les as bien récupérés. Puis-je maintenant savoir où tu les avais mis et ce que c'est ?
- Tu n'as qu'à le demander à ton cher instrument... Grommela-t-il.
- Si tu insistes... Il soupira.
- Dans ces quelques broutilles, des parcelles de pouvoir du Seigneur des Ténèbres sont renfermées. Je les avais cachées à la cabane hurlante, sous une marche branlante.
- Et que comptez-vous en faire ?
- Les détruire, dans l'espoir de réduire un peu Tu-sais-qui. En tuant Nagini il y a quelques années, j'ai déjà fait une partie du travail.
- Mais ce ne sont pas des êtres vivants. Répliqua la jeune femme. Comment comptes-tu t'y prendre cette fois ?
- Weasley s'en débrouille, sachant qu'il n'a même plus vingt-quatre heures. Agathe le fixa avec étonnement.
- Et que se passera-t-il dans moins de vingt-quatre heures ? Pour la première fois depuis très longtemps, Drago lui servit ce sourire amer qu'elle haïssait tant.
- La guerre.

**************


Ron cherchait, et pourtant il ne trouvait rien. Cela faisait bien un quart d'heure qu'il feuilletait ce bouquin, et toujours rien. Si seulement Hermione était là, elle aurait sans doute trouvé la réponse à ses questions dans la minute. Soudain, le sorcier ressentit le désarroi d'Agathe, ce qui le sortit momentanément de ses pensées. Que pouvait donc lui avoir dit Malefoy pour la mettre dans cet état ? Sans doute la vérité... Le rouquin soupira. Et dire qu'il ne lui restait que vingt-quatre heures... « même pas » pensa-t-il après avoir jeté un coup d'½il à la montre qu'il avait reçue pour ses dix-sept ans. Un flot de souvenir remonta en lui, faisant naître la nostalgie refoulée toutes ces années. Il se secoua. Ce n'était vraiment pas le moment de se laisser aller... S'étirant, il fit craquer ses articulations et remit le nez dans son bouquin avec un nouveau soupir, de découragement cette fois.

**************


- La guerre... tu veux dire... Tu-sais-qui sait où nous sommes ?
- Oui.
- Et... il veut récupérer ces objets tout poussiéreux ?
- Oui. La jeune femme repoussa ses couvertures brusquement, réveillant son fils par la même occasion.
- Tu n'aurais pas pu le dire plus tôt ? Et Théo, qu'allons nous en faire ? Il faut prévenir Mac...
- Ne t'en fais pas, je ne t'ai pas attendue pour mettre le château en état d'urgence. A l'heure qu'il est, la plupart des élèves sont prêts à monter dans le Poudlard Express en vue de retourner chez eux. Et pour les quelques malheureux qui n'ont plus de famille, ils vont être mis...
- Tu dis ça d'un air décontracté, on dirait vraiment que le fait que des adolescents soient orphelins ne te touche pas ! Accusa-t-elle en attrapant de quoi s'habiller.
- Bien sûr que si. Mais ce n'est vraiment pas le moment de paniquer. Je te propose la chose suivante ; tu vas aller te préparer, comme tous les matins. Ensuite, nous emmènerons Théo chez Juliette. Il sera plus en sécurité là-bas que n'importe où ailleurs. Puis nous irons voir Mac Gonagall qui a convoqué l'Ordre du Phoenix au grand complet afin de participer à la réunion visant à défendre le château. Pour finir, nous nous reposerons. Et pendant ce temps, Weasley se débrouillera pour trouver le moyen de détruire les objets à l'origine de tout cela.
- Et s'il ne trouve pas ?
- Il trouvera. Les sorciers en avaient oublié leur fils, qui écoutait sans mot dire, toujours couché mais les yeux grand ouverts. Lorsqu'il entendit sa mère s'enfermer dans la salle de bains sans un mot de plus, et son père fermer la porte de la chambre après en être sorti en soupirant, le petit garçon attrapa l'aléthiomètre resté sur le lit. Puis il tourna les molettes, comme il avait vu sa mère le faire et posa l'une des questions qui n'auraient pas dû se trouver dans sa jeune tête « est-ce que je reverrai mes parents ? »

**************


Ron n'entendit pas la porte s'ouvrir doucement ni se refermer. Pas plus qu'il ne remarqua Théo qui s'avançait vers lui, l'aléthiomètre à la main, ses pieds nus ne faisant aucun bruit sur les tapis épais de la pièce. Le sorcier sursauta lorsqu'il remarqua deux yeux gris fixés sur lui. Des yeux sages, qu'il aimait et haïssait tant à la fois. Parce qu'ils avaient la forme de ceux d'Agathe et la couleur de ceux de Drago. Laissant là ses pensées, Ron parvint à grommeler.
- Qu'est-ce que tu me veux ?
- Je peux m'asseoir ? Le sorcier haussa les épaules.
- Fais comme tu veux. Le petit garçon prit place sur le fauteuil à côté de celui de Ron et continua à l'observer alors que ce dernier feuilletait un énième bouquin sur les sorts et enchantements propices à détruire des maléfices si puissants. Déstabilisé, le roux finit par relever la tête et croisa à nouveau le regard du petit garçon. Mais que me veux-tu à la fin ?
- Est-ce que je peux vous aider ? Un rictus étira les lèvres du jeune homme.
- Si tu peux défigurer ton... Il se reprit ; si tu peux trouver comment détruire ces objets de malheurs, ce dont je doute, tu seras d'une grande utilité. Mais comme tu es un petit garçon qui, j'en suis sûr, ne sait pas encore lire, tu...
- Facile, je n'ai qu'à me servir de l'aléthiomètre ! Ron sursauta. Mais bien sûr ! Comment avait-il pu ne pas y penser ? Sans doute parce qu'on cherche toujours ce qui nous crève les yeux...
- Eh bien montre-moi tes talents ! Enjoignit le jeune homme, entrevoyant une lueur d'espoir bien que n'y croyant pas trop. Environ une minute plus tard, Théo releva la tête et fixa le sorcier.
- Il faut trouver un homme qui s'appelle Will. Ron soupira.
- Je ne sais pas si tu te rends compte du nombre d'hommes, ne serait-ce qu'en Grande-Bretagne, qui s'appellent Will. N'as-tu pas d'autre renseignement ?
- Il a un... je ne sais pas comment expliquer cela... C'est un animal, un gros chat de couleur sombre qui ne le quitte pas.
- Ca aussi, je peux en trouver beaucoup. Tu n'as rien d'autre ? Demanda Ron après avoir réfléchi. Il ne pouvait s'agir que d'un daemon, cet homme était donc sensiblement comme Agathe...
- Et puis il a la marque du porteur.
- Qu'est-ce que cela veut dire ? L'aléthiomètre ne t'a rien révélé d'autre ?
- Je ne sais pas. Mais je peux peut-être demander comment le trouver... une trentaine de secondes seulement après qu'il ait tourné les molettes une seconde fois, la réponse fusa ; « il suffira d'un geste »
- Un geste... il en a de bonnes ton aléthiomètre... grommela le rouquin. Puis, plus fort et un peu plus chaleureusement ; je te remercie, Théo. Même si je ne sais pas ce que peut faire ce Will pour moi, tu m'as rendu un fier service. Il tendit la main au petit garçon qui l'attrapa et la serra. Puis il s'en alla comme il était venu, entendant son père et sa mère parler.
Un geste...

**************


- Ne t'énerve pas, ça ne servira à rien ! Tempéra Drago en coupant Agathe qui débitait toutes sortes de questions si vite qu'il n'avait même pas le temps d'y répondre.
- Ne pas m'énerver ? NE PAS M'ENERVER ? Mais Drago, je me lève et toi tu m'annonces le plus tranquillement du monde qu'il faut qu'on emmène Théo chez Juliette parce que ce soir, Tu-sais-qui rapplique avec quelques uns des ses Mangemorts !
- Techniquement, il ne devrait y avoir que des Mangemorts. Même s'ils sont beaucoup, je pense que nous avons de bonnes chances de remporter cette bataille.
- Et Ron ? A-t-il trouvé comment détruire ces objets ? Je ne pense pas. De toute manière, s'ils viennent ce sera forcément pour les récupérer. Alors si l'on a trouvé le contre sort... Le sorcier sourit.
- Je ne te pensais pas si utopiste... Agathe fit une moue agacée en finissant de frotter ses cheveux afin de les sécher.
- Et Théo ? Qu'allons-nous lui dire ? Il faudrait peut-être le préparer... D'ailleurs, où est-il ? Demanda-t-elle après un moment. Ses yeux venaient de se poser sur la place qu'il occupait un quart d'heure plus tôt et qui était maintenant vide et froide.
- Je suis sûr qu'il n'est pas loin. Dit Drago tranquillement. Et de fait, la porte s'ouvrit, laissant passer le petit garçon.
- Théo ! Mais où étais-tu passé ? demanda sa mère en fronçant les sourcils.
- Je suis allé voir Ron. Répondit-il.
- Tu sais, je ne suis pas sûr que ce soit le bon moment... Dit Drago d'un air un peu narquois.
- Si. J'ai réussi à l'aider. Les parents du bambin sursautèrent.
- Tu as... quoi ? Releva sa mère.
- Je l'ai aidé. J'ai demandé à l'aléthiomètre où se trouve ce qu'il veut trouver.
- Et ? S'impatienta le sorcier.
- Et ça se trouve en Grande-Bretagne, chez un homme qui s'appelle Will et qui possède un chat dont il ne peut pas se séparer. Je n'ai pas bien compris ce que l'aléthiomètre voulait dire...
- Quels signes l'aiguille a-t-elle montrés ?
- L'oiseau, l'homme sauvage, le taureau, le casque, le sablier, le serpent... il me semble que c'est tout. Répondit le petite garçon après avoir réfléchi un moment.
- L'oiseau pour le daemon, l'homme sauvage parce que Ron aura du mal à le convaincre, le taureau pour le pouvoir, le casque pour la guerre, le sablier pour le temps qui presse et le serpent... pour la mort.

**************


Ron ne prit pas le temps de saluer le couple ni l'enfant. Attrapant son manteau, il sortit du château, laissant derrière lui, bien cachés, les objets à l'origine de leurs malheurs. Malfoy lui avait dit que Voldemort les détecterait dès qu'ils sortiraient de l'enceinte de Poudlard donc il valait mieux éviter de se promener avec, dans la mesure du possible. D'autant que le château était surveillé. Des bribes de conversations étaient revenues à son esprit alors que Théo sortait de la pièce. D'abord, une toute récente ; lorsque Agathe lui avait raconté comment Drago l'avait retrouvée. Tout ce qu'il possédait, c'étaient quelques cheveux dans une bourse et l'envie de la revoir, plus forte que tout. Puis un souvenir plus lointain, beaucoup plus vieux. C'était lors d'une soirée pluvieuse, lorsque Harry, Hermione et lui attendaient le retour de Hagrid. Ron avait confié à ses amis que Percy lui avait dit qu'un objet très précieux avait été dérobé au manoir Malfoy, et Hermione leur avait à son tour raconté les confidences de Tonks. Le sorcier ne devait pas se tromper. La moindre erreur lui coûterait beaucoup plus qu'un simple sectumsempra...

# Posté le jeudi 16 juillet 2009 04:56

Chapitre 40 : Rencontre

Chapitre 40 : Rencontre
Petits détails et après je vous fiche le paix pour que vous vous plongiez dans la suite =b
- Auriez-vous par hasard, une idée pour un nom de gobelin? genre pour mon prochain chapitre j'ai pas la moindre inspi en ce qui concerne les noms xD
- J'ai modifié quelques détails par rapport à l'histoire originale de Philip Pullman, mais j'ai respecté les différences d'âge entre Will & Mary ainsi que la mère du gus.
- Si vous êtes pas contents de ce que j'ai modifié, vous allez quand même être heureux du dénouement que j'ai prévu pour mes personnages, surtout ceux qui, comme moi, ont été frustrés par la fin du miroir d'ambre =b
Ca y'est j'ai fini, vous voyez ç'a été super vite ^^
Gros bisoux les p'tits gens, et bonne lecture =)


***

- La marque du porteur, il en a de bonnes lui... et comment je le trouve, moi ? je ne sais même pas comment il s'appelle, ni où il vit. Grommela Ron en resserrant sa cape pour se protéger un minimum de la bruine matinale.
Le jeune homme marchait donc vers Pré-au-lard, réfléchissant à la manière de retrouver cet homme et de le convaincre de l'aider. Il ne savait même pas s'il aurait affaire à un sorcier ou à un Moldu. Peut-être ne serait-ce ni l'un ni l'autre mais une créature telle qu'un gobelin. « Un geste... » Un geste ? Mais quel geste ? La pointe au Nord ? Il lui faudrait concentrer beaucoup de magie pour réussir à trouver quelqu'un qu'il ne connaissait pas grâce à ce sortilège qui au départ servait à retrouver son chemin. Mais comme beaucoup d'autres sorts, on pouvait découvrir des subtilités qui permettaient de les moduler selon ses besoins.
Ron posa donc sa baguette à plat dans sa main et, pensant de toutes ses forces à celui qu'il devait retrouver, chuchota l'incantation. Tout d'abord, rien ne se produisit. Le sorcier ne se démonta pas et passa outre cet échec, recommençant une, deux, trois fois. Ce n'est qu'au bout de la sixième, lorsqu'il s'était tellement concentré qu'il n'entendait même plus le chant des oiseaux, que sa baguette daigna tourner et lui indiquer le chemin à suivre. Le jeune homme partit donc dans la direction où se trouvait la pointe de sa baguette et suivit son instinct, transplanant dix minutes plus tard pour Oxford.

**************


- Théo, nous allons devoir t'emmener chez Juliette pour la journée et tu y resteras jusqu'à demain soir, lorsqu'on viendra te chercher d'accord ? lui dit sa mère avec son air le plus rassurant.
- Pourquoi ? demanda le petit garçon, faisant mine de rien.
- Parce que de méchants sorciers vont venir – tu sais, on t'a déjà parlé d'eux – et c'est le meilleur moyen de te protéger. Il faut t'envoyer chez les Moldus afin qu'ils ne retrouvent pas ta trace, juste au cas où ils essaient de te faire du mal. D'accord ? répondit son père.
- Oui mais... est-ce que vous êtes sûrs que vous viendrez me rechercher demain ? Est-ce qu'ils ne risquent pas de vous faire du mal, à toi ou à maman ? Agathe prit Théo par les épaules et le regarda dans les yeux.
- Nous courrons moins de risque si tu es loin de nous et que nous te savons en sécurité. Normalement, ils ne devraient pas passer le portail du château. Mais on ne sait jamais. Et si nous devons nous battre, alors nous serons plus efficaces en sachant que nous n'avons pas besoin de te protéger. Elle avait été directe, mais elle détestait mentir à son fils qui de toute façon aurait découvert la vérité un jour ou l'autre.
- D'accord. quand est-ce qu'on part ? Demanda le petit garçon, étrangement calme. Les parents se regardèrent, étonnés par la réaction de leur fils.
- Eh bien... dès que tu m'auras rendu l'aléthiomètre et que tu te seras habillé correctement. Dit la jeune femme, déstabilisée. Une demi-heure plus tard, Drago était devant chez Juliette, tenant la main de son fils qui portait un sac à dos contenant assez de vêtements pour trois jours. Le sorcier expliqua la situation à la vieille femme qui hocha la tête, compréhensive. Bien entendu, elle acceptait de prendre Théo quelques jours... Après avoir dit au revoir au petit garçon et remercié la nourrice, Drago partit un peu plus loin et, dès qu'il fut sûr que personne ne le voyait, il transplana à Pré-au-lard pour rejoindre le château et se préparer à la bataille qui aurait lieu le soir.

**************


Lorsque Ron arriva à destination, il était environ dix heures. Me sorcier était arrivé aux abords d'un cimetière, un endroit plutôt isolé d'après ce qu'il pouvait en voir. Cinq voitures étaient garées le long du mur d'enceinte, mais quatre d'entre elles démarrèrent et partirent. Ron se demandait quoi faire. Devait-il pénétrer dans la nécropole ou attendre que son homme en sorte, puisqu'à l'évidence il se trouvait là ? Le sorcier choisit la première solution, décidant de repérer les lieux, histoire de voir aussi s'il y avait du monde et s'il ne risquait pas de confondre le fameux Will avec quelqu'un d'autre.

**************


Les feuilles des arbres bruissaient doucement. Will se leva après s'être recueilli sur la tombe de sa mère, décédée une quinzaine d'années auparavant. Derrière lui, il entendait des pas sur le gravier. Pas qu'il attribuait à d'autres personnes venues comme lui, pour entretenir la tombe d'un proche ou remettre des fleurs. Mais les pas s'arrêtèrent à environ trois mètres de lui et, lorsqu'il se retourna, le porteur découvrit un homme derrière lui, qui le regardait fixement.
Ron et lui se toisèrent durant quelques secondes, chacun évaluant les intentions de l'autre. Le roux paraissait surpris. « Comme s'il s'attendait à autre chose... » pensa Will avec étonnement. Quant à lui, il se demandait ce que cet étranger pouvait bien lui vouloir. Le regard de celui-ci descendit aux pieds du vieil homme, là où se trouvait Kirjava, le chat de couleur sombre aux reflets bleus, noirs et gris.
« Will, j'ai l'impression qu'il me voit » lança ce dernier par la pensée. Le vieil homme acquiesça silencieusement et se décida à adresser la parole à l'inconnu.
- Excusez-moi, vous cherchez quelque chose ?
- Quelqu'un plutôt. Un dénommé Will. Tout ce que je sais de lui, c'est son prénom et le fait qu'il porte la marque du porteur, bien que j'ignore ce que cela signifie.
- Et que lui voulez-vous ? Interrogea le vieil homme, étonné.
- Je suis venu demander son aide. Il possède un objet qui pourrait nous tirer d'embarras.
- Quand vous dites « nous », de qui parlez-vous ?
- J'en déduis que vous êtes le fameux Will ? Demanda Ron, un vague sourire aux lèvres.
- Possible. Répondit l'autre, une expression indéchiffrable sur le visage.
- Eh bien quand je dis « nous », c'est moi, et le monde sorcier en général. Avez-vous déjà entendu parler de sorciers monsieur ? Je veux dire, autrement que pour Halloween ou je ne sais quoi d'autre...
- En effet, j'ai connu une sorcière dans ma jeunesse. Mais elle m'a dit qu'il n'y avait pas d'hommes dans cette situation. Et puis elle vit dans un autre monde. Mais je ne suis pas plus étonné que ça, car j'ai vu beaucoup de choses qui défieraient votre imagination... Et pourquoi avez-vous besoin de mon aide ? Ron se rapprocha un peu.
- Je voudrais que vous veniez avec moi, car il paraît vous disposez d'une arme capable de détruire tout autre objet, aussi dur soit-il. Will soupira.
- Vos informations ne sont pas à jour. En effet, je possédais cette arme il y a un peu plus de cinquante ans maintenant. D'ailleurs, je l'ai toujours. Mais le poignard subtil est brisé, sans aucun moyen de le réparer. Seul un ours en armure aurait pu le refaire, mais je ne peux plus accéder à aucun monde...
- Un ours en armure dites-vous ? Et... il y aurait d'autres mondes que le nôtre ?
- En effet. Il existe des myriades de mondes parallèles à celui-ci. Un autre Oxford, superposé à celui où nous nous trouvons en ce moment, mais aussi des tas d'autres peuplés de créatures étranges. Et puis il y a le monde des morts aussi. Mais vous avez largement le temps de le rejoindre... finit-il avec un petit sourire triste.
- Mais je suis sûr que nous pouvons réparer votre... poignard subtil.
- Impossible mon garçon. Je suis certain que même avec un enchantement, vous ne pourriez pas ressouder les morceaux entre eux. Il y en a plus de cent, deux cents, mille peut-être. Et le poignard est un objet de grand pouvoir...
- Dans mon monde, beaucoup d'espèces sont mélangées. Expliqua Ron. Ainsi, les sorciers, les gobelins et les elfes de maison côtoient les géants, les vampires ou les goules. Je pense qu'un gobelin pourrait réparer votre arme. Mais accepteriez vous de nous aider, si nous arrivions à réparer le poignard ?
- Qui vous dit que j'ai envie qu'on le répare ? Imaginez-vous un instant ce que cette arme peut faire ? Non, je ne pense pas. Vous êtes bien trop jeune, et puis vous n'avez pas connu la moitié de ce que j'ai vécu moi. Je ne veux pas qu'on le répare. La tentation serait trop grande pour moi d'aller dans un autre monde...
- Sauf que si vous ne nous aidez pas, c'est celui-ci qui courra un grand risque. Ce soir, des centaines d'adolescents vont essuyer une attaque de sorciers malveillants qui veulent récupérer les objets que nous voudrions voir détruits. Nous ne vous demanderons que quelques minutes. Votre poignard est notre dernière chance. Ensuite, si vous voulez le détruire à nouveau, c'est à vous de voir. Mais pour le moment, imaginez donc un instant qu'un mage noir extrêmement puissant règne sur le monde des sorciers. Et que ces mêmes sorciers débarquent dans votre monde de Moldus et s'amusent à torturer la population sous prétexte que tous ces gens sont dénués de pouvoir magique. Vous-même, vous pourriez faire partie de ces personnes. Et ils pourraient prendre votre daemon et le...
- Comment connaissez-vous l'existence des daemons ? l'interrompit Will, les sourcils froncés.
- L'une de mes amis en possédait un. Mais il a été blessé lors d'un combat contre un animal, et il est mort avant que nous ayons pu faire quoi que ce soit pour le guérir. Agathe l'a suivi dans la tombe pourrait-on dire ; mais elle en est revenue, après avoir voyagé dans un nuage doré selon elle. A présent, elle est comme moi, son daemon, un hibou nommé Chac et elle ne font plus qu'un. Elle ne l'entend plus, mais il est en elle.
- Je vois. Acquiesça le vieil homme. Mais alors, si j'accepte de vous suivre, et dans l'hypothèse où votre... gobelin parvient à réparer le poignard subtil, je n'aurai qu'à découper quelques objets et vous me ficherez la paix ?
- C'est ça. Approuva Ron.
- Et ces objets, ne pouvez-vous pas les détruire par la magie ?
- Non. Ils sont ensorcelés, et protégés contre le moindre enchantement. La moindre formule se retourne contre nous.
- Très bien. J'accepte de vous suivre. A la condition que vous me rameniez dès que j'aurai accompli ce que vous me demandez.
- Il n'y a aucun problème. Nous n'allions quand même pas vous garder prisonnier du château... Mais Will s'était déjà détourné et invita le sorcier à le suivre.
- Je dois retourner chez moi, pour aller chercher la bourse contenant les morceaux du poignard subtil.
- Bien, je vous suis.
Les deux hommes sortirent donc du cimetière, sans un mot de plus. « Pourvu que Percy ait encore des contacts... » pensa Ron alors qu'il s'asseyait sur le siège passager de la voiture. Will démarra et bientôt, ils se retrouvèrent au c½ur de la ville. Ils n'avaient pas échangé un mot de plus.
Cela ne faisait qu'une demi-heure qu'ils se connaissaient et déjà un climat de respect régnait entre les deux hommes. Restait à savoir si Ron pourrait tenir sa promesse concernant la réparation du poignard...


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"slytherin-jedusor" m'a proposé Globec ;-)
groskroxm'a proposé Gonzag

other suggestions? =b
Merci d'avance ;-)

# Posté le jeudi 16 juillet 2009 05:05

Modifié le mardi 25 août 2009 10:50