Tchou la jeunesse, un petit chapitre, encore une fois. Cette semaine, je me suis un peu vengée x-) [t'avais qu'à pas vouloir tuer mon bad boy préféré xb](seuls les initiés comprennent, donc on est que deux ;-)
tout ça pour dire que je suis satisfaite du début de mon chapitre, mais que je trouve la fin un peu brouillonne, les évènements se précipitent et c'est un peu bizarrement écrit. Un autre point que je voudrais aborder, c'est par rapport à ce qui est raconté à propos des dieux... mes croyances personnelles n'entrent pas en compte quand j'écris, donc ne pensez pas que je critique quoi que ce soit ou quoi =)
Moilààà ^^ Bonne petite lecture, encore une fois. En fait je crois qu'avant que je refasse de vrais gros et bon chapitres, il va falloir attendre les vacances d'été, tellement j'ai de mal à écrire en ce moment =b
enfin c'est pas grave, parce que j'ai quelques idées intéressantes qui ne demandent qu'à être exploitées =)
bon cette fois je vous laisse, pika à tous les gens, et merci encore de votre fidélité =) [on se croirait dans un magasin, quand à la fin des tickets de caisse on lit "le magasin vous remercie de votre fidélité, et à bientôt!"] C'est presque ça dirais-je XD
Allez, bizzzzzzzzzzzzzzzz tous fleuris et ensoleillés de la MEUUUUUUUUUUUUUHSE [meuse, lorraîne, nord est de la France =D ] und à la semaine prochaine =) *****
Agathe flottait dans une brume dorée. Sans balai, elle n'avait qu'à se pencher un peu pour aller un peu plus à droite ou à gauche, monter ou descendre. Sous ses pieds, des forêts, des lacs, des villes. Tout passait si vite qu'elle n'avait pas le temps d'apprécier pleinement la beauté des paysages, même si le gris acier de l'eau tranchant sur le vert des prairies resterait sans doute dans son esprit de longues heures, avant que les évènements ne prêtent à l'oubli. La jeune femme se sentait bien ; elle n'avait pas froid, bien qu'elle ne portât pas grand chose sur elle et que les étoiles brillaient au-dessus d'elle depuis un moment déjà. Une douce torpeur engourdissait ses sens, mais elle gardait suffisamment de conscience pour garder un semblant de réflexion. A ses côtés se dessinaient des formes qui, quelques secondes plus tard, avaient mué. Sans cesse cette nuée de poussière dorée changeait, au gré des courants d'air que la sorcière ressentait comme des caresses, tant la fraîcheur du soir était atténuée par le nuage doré. « Qu'est-ce que je fais là ? » se demanda t-elle. Etait-ce vraiment un rêve ? elle n'aurait su le dire. Habituellement, dans ses rêves, elle se voyait accomplir des actions. Et elle ne ressentait pas autant de sensations qu'en ce moment. Etrangement, lorsqu'elle voulut regarder sa main, elle vit au travers. Une voix familière raisonna quelque part. Pas dans son esprit, c'était plutôt une sorte d'écho qui l'entourait tout entière, qui faisait partie d'elle ; un échos qui se trouvait partout autour, dans les arbres, dans les étoiles et dans l'eau qui brillait loin sous elle. « Pardonne-moi mon Agathe. Pardonne-moi de n'avoir pas su résister à l'Appel... »
- Mais quel appel ? Demanda t-elle, ne comprenant plus rien.
- La grand Appel. Celui auquel chacun est confronté à un moment où à un autre. Celui qui met fin à une vie et en entame une autre...
- Si tu essayais d'être un peu moins sibyllin pour changer ? ! s'écria t-elle, soudain affolée. Se pouvait-il que ce qu'elle voyait à présent n'était autre que la mort ? Etait-il seulement possible qu'au moment où elle flottait au gré du vent, quelque part loin de son esprit, son corps reposât, froid et sans souffle ? Avait-elle donc abandonné à jamais tout ce qu'elle aimait, son fils, son mari, les plaisirs simples tels que rester sous un lilas en fleur et s'enivrer de son parfum capiteux ? Avait-elle à jamais perdu la sensation du soleil caressant sa peau nue, ses courts cheveux ébouriffés par le vent, la pluie battant dehors, faisant monter du sol une odeur de terre mouillée ? N'aurait-elle plus jamais le plaisir d'observer un orage se déchaîner, les cimes des arbres plier sous le vent et l'eau ruisseler avant d'abreuver le sol ? Revenant à l'instant présent, elle prit conscience que ses pensées avaient atteint l'esprit de Chac, son ami fidèle, celui qui ne l'avait jamais vraiment quitté.
- Je suis vraiment désolé, mon Agathe. Pardonne-moi de ne pas avoir pu éviter le pire. A présent, par ma faute, le destin du monde des sorciers repose entre les mains de ton fils et tu n'es plus là pour le mener sur le chemin de la connaissance...
**************
Agathe ne pleurait plus. Elle était pâle, les traits rassérénés. Drago passa une main sur sa joue et fut étonné de ne pas sentir son souffle. Il attendit quelques secondes, fronçant les sourcils. Prenant le poignet de la jeune femme, il souleva son bras, mou comme un chewing-gum, et tenta de percevoir son pouls. Rien. Par la fenêtre ouverte, un cri parvint jusqu'aux oreilles du sorcier, qui était toujours accompagné de Mac Gonagall et Harry. Celui-ci se précipita dehors, pour en savoir plus. Drago quant à lui essaya de ranimer Agathe, refusant de céder à la panique. C'est un quart d'heure plus tard, alors que ses gestes vains perdaient de leur vigueur, que Harry revint, tenant Ron par l'épaule. Celui-ci avait le visage baigné de larmes.
- Evanoui... Il s'est évanoui. Je n'ai rien pu faire pour le garder, il s'est transformé en poussière dorée et... et s'est dispersé. Dit-il difficilement. Puis il s'effondra sur un siège.
- Weasley, explique toi un peu mieux que ça tu veux ! s'exclama Drago, les yeux brillant plus que de coutume. Ron se redressa brusquement et s'élança vers le lit.
- Agathe... Dis moi qu'elle...
- Weasley, par Merlin, explique toi ou je te jure que je te tue ! Mais Ron étreignait la main de la jeune femme, la pressant contre sa joue baignée de larmes.
- Ils sont morts... Je n'ai pas été assez rapide... Si je n'avais pas envoyé Chac à la recherche du faux aléthiomètre... Tout est ma faute... Drago chercha son fils des yeux. Celui-ci jouait toujours avec l'instrument, indifférent au drame qui se déroulait sous ses yeux. Comment allait-il lui annoncer la nouvelle ? Comment allait-il s'occuper seul d'un enfant qui n'avait même pas six ans ? Comment pourrait-il vivre sans elle, alors qu'ils venaient juste de se retrouver ? Pour la première fois depuis longtemps, le grand Drago Malfoy, sorcier au c½ur de pierre, céda au désespoir.
**************
- Théo ? Mais que fait-il dans toute cette histoire ? Je ne peux pas... je ne peux pas être morte ! La mort ne ressemble pas à cela. Je vais me réveiller encore, je vais voir Drago à mon côté et...
- Au fond de toi, tu sais quelle réponse je vais te donner. N'essaie pas de te convaincre.
- Mais toi, Chac, où es-tu ? Je me vois, pourquoi n'en est-il pas de même pour toi ?
- Tu vois ce que tu as envie de voir. En réalité, tu n'as plus de forme définie. Lorsque vraiment tu auras pris conscience de ton état, tu te verras telle que tu es ; un nuage de poussière dorée qui a rejoint...
- Mais voyons, comment pourrais-je discuter avec toi quand tu affirmes que je suis morte ?
- Agathe, Agathe... Soupira la voix de Chac. Je t'aime, tu le sais. Jamais je ne te mentirais. Si tu savais comme je m'en veux... un daemon digne de ce nom n'aurait pas abandonné sa moitié comme je l'ai fait. J'aurais dû être à tes côtés pour te garder en vie le plus longtemps possible. Mais non, je suis parti. Et j'ai perdu un combat, qui m'a mené à la mort, t'entraînant à ma suite. Maintenant, personne ne peut plus rien faire pour nous. Là où nous allons, toutes les moitiés se retrouvent unies pour toujours. Nous ne pourrons plus avoir aucune incidence sur le monde des vivants ; dès que nous aurons dépassé cette limite que tu vois là-bas (Agathe regarda droit devant elle et vit un segment rouge sang, qui coupait le ciel en deux) nous ne pourrons plus revenir ici. Dans les plaines, nous courrons librement jusqu'à la fin des temps. Je sais que ce n'est pas ce que tu veux, d'autant que tu ne verras plus jamais ton fils et celui que tu aimais, car aucun d'eux n'a de daemon à proprement parler. Comme la plupart des mortels, ils en ont un, mais si bien enfoui en eux qu'ils ne soupçonnent même pas son existence. Je suppose que c'est ce que vous appelez votre « conscience ». En revanche, les sorciers sont plus avancés en matière de daemons ; ce que vous nommez « patronus » est en réalité la projection holographique de vos moitiés, sauf que vous ne vous en rendez...- Chac, mais est-ce que tu te rends compte de ce que tu es en train de me dire ? comment pourrais-je assimiler autant d'informations irrationnelles en même temps ? Je refuse d'aller dans cet endroit, quand bien même je resterais une âme en peine pour toute l'éternité et encore plus loin. Alors tu vas trouver un moyen de me faire réintégrer mon corps et tu vas le faire tout de suite, avant qu'on arrive devant ta limite.
- Je ne peux malheureusement rien faire... Seuls ceux qui ont décidé de nous mener là auraient un pouvoir là-dessus. Mais nous ne sommes que de pauvres âmes vagabondes...- Ah parce que maintenant il y a des dieux quelque part ? Et depuis quand s'il te plaît ?
- Pas des dieux tels que les humains les perçoivent. Leur vision de la chose est bien primitive. Je ne sais pas comment t'expliquer ce que sont ces entités. Sache seulement qu'ils ne peuvent rien pour nous. - Il va quand même bien falloir que quelqu'un fasse quelque chose parce que rejoindre le royaume des morts n'était pas à mon programme du jour...
- Tu penses vraiment que la Mort prévient lorsqu'elle frappe ? Se moqua le daemon. Agathe, il n'y a aucun moyen. C'en est fini de nous, nous ne pouvons plus rien faire.
- Si, il y a encore un moyen...une troisième voix venait de s'immiscer dans la conversation, une voix qui semblait familière à Agathe.
- Qui êtes-vous ? Demanda celle-ci.
- Peu importe. Le temps vous est compté ; la seule question que vous devez vous poser est : êtes-vous prêts au sacrifice ultime ?
- A savoir ?
- L'un de vous peut renaître, mais le prix à payer est extrêmement lourd...- Nous sommes prêts à en assumer les conséquences. Expliquez-vous ! Répondit Chac, déterminé.
- L'un de vous peut reprendre sa forme initiale, mais l'autre devra rester enfoui dans ses souvenirs ; celui qui renaîtra sera comme les autres mortels ; si c'est toi, Chac, tu seras un simple hibou. Si c'est toi, Agathe, tu deviendra une sorcière « normale », ton daemon fera partie intégrante de ton âme et sommeillera, sans pouvoir s'exprimer. Les deux interpellés auraient frissonné d'effroi si leur forme l'avait permis. Dans tous les cas, reprit la voix, vous devez vous dépêcher de faire votre choix. Une myriade de sentiments confus agita le flux de poussière dorée, comme si toutes les autres créatures s'étaient révoltées à cette idée. Agathe ne savait plus que penser. Pourrait-elle se passer de Chac ? Etait-il envisageable de vivre comme tous les autres, après avoir eu une telle connexion avec lui ? D'un autre côté, cette connexion s'était peu à peu étirée jusqu'à devenir presque inexistante...
- Nous acceptons. Dit Chac. Juste à temps. La coupure dans le ciel n'était plus qu'à quelques secondes d'eux. La jeune femme n'eut pas le temps de répliquer, une grande agitation remua la poussière dorée. Elle ressentit plus qu'elle n'entendit les derniers mots d'amour de son daemon, auquel elle répondit avec la même ferveur. Puis Agathe se sentit chuter, tandis que le nuage continuait son chemin vers la brèche qui s'éloignait alors que le sol se rapprochait d'elle à une vitesse grandissante. Sans comprendre ce qui lui était arrivé, elle rouvrit les yeux dans la pièce qu'elle avait quitté un moment auparavant, trop près et lointain pour qu'elle puisse essayer de calculer exactement combien de temps avait duré son « voyage ». L'air qu'elle aspira lui brûla les poumons, ses membres étaient rendus douloureux par la circulation de son sang ; sa poitrine lui faisait mal aussi, comme si l'on s'était acharné à lui faire un massage cardiaque. Elle avait perdu son daemon, ou plutôt Chac faisait maintenant partie intégrante de sa personne et elle ne pourrait plus jamais le voir, caresser ses plumes ou l'entendre. Malgré tout, elle était heureuse. Plus vivante qu'elle l'avait jamais été, elle se fit la promesse, plus pour le sacrifice de Chac que pour elle-même, de profiter pleinement de la vie et de tout ce qu'elle lui offrirait. Dès que la bataille contre Voldemort serait finie.
**************
Il sembla à Ron qu'Agathe bougeait les doigts. Sans doute était-ce un effet de son imagination, car un cadavre restait généralement immobile. Le sorcier se sentait affreusement coupable d'avoir envoyé Chac à la poursuite de l'autre hibou. La main qu'il serrait se crispa, et le jeune homme sursauta, manquant tomber en arrière. « Lâche-moi donc, idiot ! C'est pas vrai il va me briser les os! » La voix d'Agathe résonna dans son esprit. Il en fut si surpris qu'il s'exécuta, yeux écarquillés. « Merci bien »
- A... Agathe ? Chuchota-t-il.
« Ron... J'aimerais lui répondre... mais je n'en ai pas la force. Si ça se trouve, ils me croient tous morte. Quel gâchis... » Reprit la voix de la jeune femme.
- Ce n'est pas possible, je dois rêver... Il s'agit d'une hallucination. Oui, c'est ça. Une hallucination. Comment pourrait-elle me parler alors qu'elle est morte ? Marmonna le sorcier, mal à l'aise. Dans son dos, Drago, poings serrés, lui demanda d'un ton agressif.
- Peut-on savoir ce qui t'arrive Weasley ?
- R... Rien, Malfoy. Rien du tout. Mon imagination me joue des tours...
« Il y a des choses qui ne changeront donc jamais... » Soupira la voix d'Agathe. Ron n'en pouvait plus. Fermant les yeux, il essaya de faire le vide dans son esprit mais la voix de la jeune femme revenait sans cesse, comme pour le hanter. Finalement, il s'écria intérieurement « Pardonne moi Agathe ! Je te jure que j'aurais préféré y aller à sa place... » « Ma parole, mais je viens d'entendre Ron dans ma tête ? J'aimerais comprendre ce qui se passe... » Le jeune homme, aussi surpris qu'elle, tendit une main hésitante vers le visage de la sorcière et toucha ses joues. Aussitôt, il la retira, comme s'il s'était brûlé. Difficilement, Agathe ouvrit les yeux, sa poitrine se souleva pour mieux accumuler l'air qu'elle aspirait.
- Comment est-ce possible ? Murmura t-il, presque effrayé.
- Quoi encore ? S'exclama Drago, derrière lui.
- Elle... viens voir par toi-même, j'ai peur d'être fou. Regardant vers le lit, le sorcier sursauta.
- Comment est-ce possible ? Murmura-t-il à son tour ?
- « C'est vraiment à croire qu'ils ne savent dire que ça... » marmonna Agathe intérieurement. Sans aucun doute, ils avaient raison d'être étonnés. Mais de là à se transformer en perroquets pour autant... « Et dire que je ne peux pas leur expliquer tout de suite... Peut-être, d'ici quelques minutes... A moins que... Ron ? »- Malfoy, je crois qu'elle nous expliquera tout d'ici quelques minutes. Il faut qu'elle...
- Et comment tu peux savoir ça toi ? L'interrompit Drago.
- Je l'entends.
- Tu l'entends ? Vraiment ? Depuis quand maîtrises-tu l'occlumencie ? Cracha le sorcier.
- Seulement depuis quelques minutes. Répliqua Ron, acide. Je suppose qu'elle pourra aussi nous expliquer ce phénomène... Les deux hommes se mesurèrent du regard, jusqu'à ce que la voix claire de Théo les fasse se retourner.
- Dis papa, le méchant sorcier ne peut pas venir ici hein ?
- Hum... non, je ne pense pas. Pourquoi ? Répondit le jeune homme après un court instant de réflexion.
- Comme ça. Le machin de maman a dit que c'était pour bientôt. Je ne sais pas quoi exactement, mais ça parlait du méchant sorcier. Et puis tout à l'heure, quand j'étais devant le grand arbre, il m'a dit qu'il fallait aller chercher les machins qui sont cachés.
- Qu'est-ce qui est caché ? S'enquit le sorcier, étonné.
- Je sais pas. L'arbre a dit que tu le savais. Et il a aussi dit que c'est lui –il pointa son petit doigt sur Ron- qui doit aller les chercher, et que c'est lui –il pivota vers Harry, qui était resté près de Mac Gonagall, le visage sombre-, qui doit s'en servir.
- L'arbre t'a vraiment dit tout ça ? Demanda Drago, étonné.
- Oui et plein d'autres choses aussi.
- Eh bien si je m'attendais à cela... soupira la directrice. Le sorcier reprit.
- Viens là, bonhomme. Tu vas nous raconter tout ça le temps que maman se remette. Théo s'approcha et s'assit sur les genoux de son père, triturant toujours l'aléthiomètre. Puis il commença à parler, tous les adultes présents pendus à ses lèvres.